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  • Salaire d’un jeune diplômé de master en France 2026 : chiffres par discipline (MESR-SIES, Apec, Insee)

    Salaire d’un jeune diplômé de master en France 2026 : chiffres par discipline (MESR-SIES, Apec, Insee)

    Salaire d’un jeune diplômé de master en France 2026 : chiffres par discipline (MESR-SIES, Apec, Insee)

    Choisir une filière de master est aussi une décision financière. La question du salaire d’un jeune diplômé de master par discipline revient systématiquement en fin de L3 et à chaque réorientation. Les chiffres officiels existent, mais ils sont éparpillés entre l’enquête InserSup du ministère de l’Enseignement supérieur (MESR-SIES), les baromètres Apec et les publications Insee « Formations et emploi ». Cette page les rassemble dans un format citable, avec source et année pour chaque donnée.

    Avertissement méthodologique : les montants présentés ci-dessous sont des salaires nets mensuels médians en équivalent temps plein, mesurés 18 mois après l’obtention du diplôme, sauf indication contraire. La médiane signifie que la moitié des diplômés gagne moins, l’autre moitié gagne plus — elle est plus robuste que la moyenne, que quelques rémunérations élevées tirent vers le haut.

    Réponse rapide

    Dix-huit mois après le master, le salaire net médian toutes disciplines confondues s’établit à environ 2 000 € par mois (InserSup / MESR-SIES ; Insee Formations et emploi, éd. 2025). Les écarts disciplinaires sont importants : de 1 615 € en archéologie-ethnologie à 2 670 € en mathématiques. L’informatique (2 379 €), le droit-économie-gestion (2 270 €) et les formations d’ingénieurs (2 150 – 2 770 €) se situent au-dessus de la médiane. Les sciences humaines et sociales (1 817 €) et les lettres-langues-arts (1 774 €) restent en dessous.

    Sources : InserSup, Apec, Insee — qui mesure quoi ?

    Trois sources institutionnelles couvrent le sujet de façon complémentaire, avec des périmètres distincts.

    InserSup (MESR-SIES) est l’enquête de référence pour les diplômés de l’enseignement supérieur français. Coordonnée par la sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques (SIES) du ministère de l’Enseignement supérieur, elle mesure l’emploi salarié et la rémunération à 12, 18 et 30 mois après le diplôme à partir des déclarations sociales nominatives (DSN) — c’est-à-dire les données réelles de paie transmises par les employeurs, non des déclarations autodites. La note d’information n° 33, publiée par le SIES en décembre 2025, porte sur les diplômés de la promotion 2024 et leur situation à 12 mois. Les données par discipline à 18 mois proviennent de la vague précédente, accessibles en open data sur la plateforme ouverte du MESR.

    L’Apec suit l’emploi et la rémunération des cadres en activité, dont une proportion croissante de jeunes diplômés bac+5. Son Baromètre de rémunération 2025 couvre les cadres toutes anciennetés confondues avec un focus sur les moins de 30 ans. Il constitue un complément utile à InserSup pour les filières à forte cadrifiliation (commerce, ingénierie, IT).

    L’Insee publie dans Formations et emploi (édition 2025) des données de salaires nets par niveau de diplôme et par secteur, fondées sur les déclarations annuelles de données sociales (DADS) et l’enquête Emploi. Ces données croisent diplôme et temps écoulé depuis la sortie de formation.

    Vue d’ensemble : les chiffres clés

    Selon la publication Formations et emploi de l’Insee (édition 2025), les diplômés du supérieur long (bac+5 et plus) ayant quitté la formation initiale depuis un à quatre ans perçoivent un salaire net médian de 2 000 € par mois en équivalent temps plein — soit 1 410 € pour les seuls titulaires du baccalauréat dans les mêmes conditions d’ancienneté.

    L’InserSup confirme ce niveau pour les masters universitaires à 18 mois, avec une dispersion notable : le premier quartile s’établit à 1 850 € et le troisième à 2 610 € (données InserSup, citées par L’Étudiant, 2024). Autrement dit, un quart des jeunes diplômés de master employés gagnent moins de 1 850 € et un quart gagnent plus de 2 610 €.

    Le taux d’emploi salarié à 12 mois atteint 70,4 % pour l’ensemble des masters, selon la note d’information SIES n° 33 de décembre 2025. Ce taux varie de 59 % pour les lettres-langues-arts à 75 % pour les sciences-technologies-santé. Les diplômés qui peinent davantage à trouver un premier poste acceptent souvent des emplois moins qualifiés et moins bien rémunérés, ce qui tire la médiane salariale vers le bas dans ces filières.

    Tableau comparatif par discipline (InserSup, 18 mois après le master)

    Graphique comparatif des salaires nets médians par discipline de master en France (MESR-SIES / InserSup)
    Salaires nets médians par discipline de master à 18 mois — source : MESR-SIES / InserSup

    Le tableau ci-dessous compile les salaires nets médians mensuels en équivalent temps plein, mesurés 18 mois après la diplomation, issus de la base InserSup du MESR-SIES. Il ne couvre pas les masters enseignement (MEEF), qui relèvent d’une grille de la fonction publique distincte, ni les formations d’ingénieurs et d’écoles de management qui disposent de leur propre dispositif de suivi CGE.

    Salaire net médian mensuel des jeunes diplômés de master par discipline, 18 mois après la diplomation
    Discipline ou domaine Salaire net médian (€/mois) Source
    Mathématiques 2 670 € InserSup / MESR-SIES
    Informatique 2 379 € InserSup / MESR-SIES
    Sciences de gestion 2 270 € InserSup / MESR-SIES
    Droit-économie-gestion (ensemble DEG) 2 270 € InserSup / MESR-SIES
    Sciences humaines et sociales (SHS) 1 817 € InserSup / MESR-SIES
    Lettres, langues et arts (LLA) 1 774 € InserSup / MESR-SIES
    Archéologie, ethnologie, préhistoire 1 615 € InserSup / MESR-SIES
    Tous masters (médiane nationale) ~2 000 € InserSup / MESR-SIES ; Insee Formations et emploi 2025

    Informatique et mathématiques : les filières les mieux rémunérées

    Les masters en informatique et en mathématiques se distinguent nettement du reste du classement. Avec 2 379 €/mois pour l’informatique et 2 670 €/mois pour les mathématiques à 18 mois (InserSup / MESR-SIES), ces deux filières se situent de 19 % à 34 % au-dessus de la médiane nationale.

    La prime salariale s’explique par la tension structurelle sur le marché du travail numérique et quantitatif. Les employeurs recrutent des profils en data science, en intelligence artificielle, en cybersécurité et en développement logiciel avant même la soutenance du mémoire. La quasi-totalité des diplômés sont recrutés comme cadres dès le premier emploi, ce qui leur ouvre directement la grille de rémunération des conventions collectives technologiques — souvent supérieure à la médiane nationale.

    Ces chiffres concernent les masters universitaires. Les diplômés d’écoles d’ingénieurs accréditées par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI, bac+5) atteignent un salaire net de 2 150 à 2 770 €/mois à l’embauche selon les données MESR-SIES publiées par Diplomeo en janvier 2025 — une fourchette qui varie selon le secteur (aéronautique, numérique, énergie renouvelable) et la localisation.

    Pour maximiser ce potentiel dès la sortie d’école, beaucoup d’étudiants choisissent de combiner master et contrat d’apprentissage. Notre guide sur l’alternance en master détaille les conditions d’éligibilité, les rémunérations pendant la formation et les secteurs les plus ouverts à cette formule.

    Droit, économie, gestion et commerce

    Le domaine DEG couvre des réalités très hétérogènes. Les données InserSup situent la médiane à 2 270 €/mois pour les sciences de gestion et une fourchette similaire pour l’ensemble du domaine, 18 mois après le master. C’est 14 % au-dessus de la médiane nationale.

    Au sein de ce domaine, les spécialisations financières et commerciales tirent les salaires vers le haut : finance d’entreprise, contrôle de gestion, marketing digital, droit des affaires et droit fiscal affichent des premières rémunérations supérieures à la médiane DEG. Les masters en droit public, droit social ou droit notarial restent davantage contraints par les débuts de carrière en cabinet ou par les grilles statutaires de la fonction publique.

    Pour les diplômés des grandes écoles de commerce et de management, le référentiel est différent de celui d’InserSup (cf. section grande école vs université ci-dessous). Le guide complet du master en France présente les différences de structure entre masters universitaires, formations en alternance et programmes grandes écoles pour aider à choisir la voie la plus adaptée à ses objectifs.

    Sciences-Technologies-Santé et ingénierie

    Le groupe STS affiche le taux d’emploi salarié le plus élevé de toutes les grandes familles disciplinaires : 75 % à 12 mois après le master (SIES, note d’information n° 33, décembre 2025). Ce chiffre reflète à la fois la vigueur du marché scientifique et la diversité des débouchés : industrie, biotechnologies, environnement, numérique, défense et santé.

    Au sein du STS, les filières informatique et mathématiques dominent la hiérarchie salariale (cf. section précédente). Pour les autres sous-disciplines — chimie, physique, biologie, sciences de la vie et de la terre —, les salaires d’embauche restent proches de la médiane nationale ou légèrement en dessous pour les masters très académiques qui conduisent majoritairement vers la recherche publique. Les contrats doctoraux, dont le montant est encadré par l’État, offrent une rémunération inférieure aux postes en entreprise, même après la revalorisation de 2023.

    La santé constitue un cas particulier. Les masters en santé publique ou en management hospitalier mènent à des postes dans la fonction publique hospitalière ou les agences de santé, dont les grilles salariales sont régies par des statuts spécifiques. Les salaires d’entrée sont fréquemment en dessous de la médiane DEG ou ingénierie, avant de progresser selon l’ancienneté statutaire et les responsabilités.

    Sciences humaines et sociales, lettres-langues-arts

    Les SHS et les LLA rassemblent des disciplines à forte valeur culturelle et sociale — psychologie, sociologie, histoire, géographie, linguistique, arts du spectacle, traduction — mais à marché de l’emploi qualifié plus étroit et plus concurrentiel.

    Les données InserSup placent le salaire net médian à 1 817 €/mois pour les SHS et 1 774 €/mois pour les LLA à 18 mois, soit respectivement 9 % et 11 % sous la médiane nationale. Le taux d’emploi salarié des LLA n’est que de 59 % à 12 mois (SIES, décembre 2025) — le plus bas de toutes les grandes disciplines.

    Ces moyennes masquent des sous-filières très différentes. En psychologie clinique, le master est la condition d’accès au titre de psychologue ; les praticiens en CMP ou en libéral peuvent atteindre des niveaux supérieurs à la médiane SHS en quelques années. En traduction spécialisée, en communication d’entreprise ou en ressources humaines, les débouchés dans les services juridiques ou le marketing offrent des rémunérations proches de la médiane nationale. À l’inverse, les masters très académiques en histoire ancienne ou en arts du spectacle conduisent davantage vers des emplois sous-qualifiés en attente d’opportunités spécialisées.

    Écart salarial hommes/femmes après le master

    Illustration de l'écart salarial hommes/femmes après le master : inégalités de rémunération dès la première embauche (données Apec / InserSup)
    Écart salarial H/F dès la première embauche après le master — données Apec, Baromètre de rémunération 2025

    L’enseignement supérieur réduit l’écart salarial global entre hommes et femmes, mais ne l’efface pas. Les analyses des données InserSup montrent que les diplômées de master perçoivent un salaire net médian inférieur à celui de leurs homologues masculins dès le premier emploi — avant même que les effets de carrière (congés parentaux, temps partiel choisi ou subi) ne s’accumulent.

    Plusieurs facteurs structurels expliquent cet écart à la sortie du master. D’abord, les filières à haut salaire — informatique, mathématiques, ingénierie — restent fortement masculinisées. Ensuite, la concentration des femmes dans les filières SHS et LLA, moins bien rémunérées en entrée de carrière, tire mécaniquement la médiane féminine vers le bas. L’Apec confirme dans son Baromètre de rémunération 2025 un écart de rémunération médiane persistant chez les cadres en début de carrière, toutes filières confondues.

    Pour contextualiser, l’Insee indique que le revenu salarial des femmes est inférieur en moyenne de 21,8 % à celui des hommes dans l’ensemble du secteur privé en 2024, en intégrant les différences de volume de travail (Insee Focus n° 377, 2024). Cet écart global est supérieur à celui mesuré pour les seuls jeunes diplômés bac+5, mais il illustre la trajectoire prévisible si des inégalités de départ ne sont pas corrigées.

    Grande école vs université : l’impact sur le salaire de départ

    Évolution salariale comparée entre diplômés de grandes écoles et de masters universitaires de 18 à 30 mois après l'obtention du diplôme
    Trajectoires salariales comparées : grandes écoles vs masters universitaires de 18 à 30 mois (données CGE / InserSup)

    La distinction grande école / université influence significativement le premier salaire dans les domaines management, commerce et ingénierie.

    En commerce et management, l’écart est documenté par l’enquête annuelle de la Conférence des grandes écoles (CGE). Portant sur la promotion 2024, l’édition 2025 indique que les diplômés des programmes grande école membres de la CGE perçoivent un salaire brut médian de 40 000 €/an hors primes — soit environ 2 580 € nets mensuels — et de 43 000 €/an avec primes variables, soit environ 2 770 € nets. L’Apec confirme dans son Baromètre de rémunération 2025 que la rémunération médiane des cadres de moins de 30 ans s’établit à 43 000 €/an brut, un profil cohérent avec les jeunes diplômés bac+5 en poste cadre.

    En ingénierie, les écoles accréditées CTI affichent les rémunérations les plus élevées de la fourchette (2 500 – 2 770 €/mois en net), tandis que les masters universitaires en sciences et technologies se situent davantage en bas (2 150 – 2 300 €/mois). L’écart se résorbe généralement en trois à cinq ans selon les secteurs et les progressions individuelles.

    Cette réalité n’invalide pas le choix de l’université. Le coût d’une grande école de commerce peut atteindre 50 000 à 150 000 € sur cinq ans, contre quelques centaines d’euros par an pour un master universitaire. Pour évaluer le retour sur investissement, notre analyse du coût des études supérieures en France met en regard frais de formation, aides disponibles et salaires à la sortie. La mobilité étudiante internationale constitue un autre levier : les diplômés ayant effectué un double diplôme ou un séjour Erasmus+ accèdent plus facilement à des postes à dimension internationale et à des rémunérations supérieures à la médiane nationale.

    Mémoire de master rigoureux : un signal pour les recruteurs

    Les données InserSup montrent que la qualité du premier poste obtenu influence la trajectoire salariale sur toute la carrière. Tesify est un outil d’intégrité académique qui aide les étudiants à structurer leur mémoire, vérifier la cohérence de leurs sources et finaliser leur travail dans le respect des exigences de leur établissement — quelle que soit la discipline, du droit à l’informatique en passant par les SHS.

    Questions fréquentes

    Quel est le salaire médian d’un diplômé de master en France en 2026 ?

    Le salaire net médian d’un diplômé de master en France est d’environ 2 000 € par mois en équivalent temps plein, 18 mois après l’obtention du diplôme, selon les données InserSup du MESR-SIES et l’édition 2025 de Formations et emploi de l’Insee. Le premier quartile s’établit à 1 850 € et le troisième à 2 610 €, illustrant la forte dispersion selon la discipline et le secteur d’embauche.

    Quelle filière de master mène aux salaires les plus élevés ?

    Selon les données InserSup / MESR-SIES, les mathématiques (2 670 €/mois) et l’informatique (2 379 €/mois) offrent les salaires médians les plus élevés parmi les masters universitaires à 18 mois. Les formations d’ingénieurs accréditées CTI (2 150 – 2 770 €/mois) et les grandes écoles de management (médiane brute de 40 000 €/an selon l’enquête CGE 2025) se situent également au-dessus de la médiane nationale.

    Les diplômés de master en SHS et en lettres gagnent-ils vraiment moins ?

    En termes de médiane à 18 mois, oui. Les SHS affichent 1 817 €/mois et les LLA 1 774 €/mois contre ~2 000 € toutes disciplines confondues (InserSup / MESR-SIES). Cela s’explique par un marché de l’emploi qualifié plus étroit et un taux d’emploi salarié à 12 mois plus faible (59 % pour les LLA). Des sous-filières comme la psychologie clinique, la communication d’entreprise ou la traduction spécialisée permettent d’atteindre des niveaux supérieurs à la médiane SHS.

    Y a-t-il un écart salarial entre hommes et femmes après le master ?

    Oui, un écart est documenté dès la première embauche après le master. Il résulte en partie de la concentration des femmes dans les disciplines SHS et LLA — moins rémunérées — et de leur sous-représentation dans les filières numériques et d’ingénierie — mieux rémunérées. L’Apec (Baromètre de rémunération 2025) confirme un écart de rémunération médiane persistant chez les cadres en début de carrière. Pour l’ensemble du secteur privé, l’Insee estime l’écart de revenu salarial femmes/hommes à 21,8 % en 2024 (Insee Focus n° 377), toutes anciennetés et volumes de travail confondus.

    Comment évolue le salaire entre 18 mois et 30 mois après le master ?

    L’InserSup suit l’emploi à plusieurs horizons temporels. Entre 18 et 30 mois, la progression salariale est généralement de l’ordre de 5 à 10 % en nominal selon les secteurs. Elle est plus rapide dans le numérique et la finance — où les grilles de progression en début de carrière sont dynamiques — et plus lente dans les postes à statut (fonction publique, hospitalier). La hiérarchie disciplinaire se maintient dans le temps : les filières qui démarrent haut restent en tête à 30 mois.

    Le salaire en sortie de grande école est-il plus élevé qu’en master universitaire ?

    Dans les domaines commerce et ingénierie, oui, en moyenne. L’enquête CGE 2025 donne une médiane brute de 40 000 €/an pour les diplômés des grandes écoles de commerce (promotion 2024), soit environ 2 580 € nets mensuels. L’écart est réel mais doit être mis en regard du coût de la formation en grande école, qui peut atteindre 50 000 à 150 000 € sur cinq ans, contre quelques centaines d’euros par an pour un master universitaire. Le retour sur investissement dépend fortement du secteur visé et de la progression de carrière après les premières années.

  • Insertion professionnelle des diplômés de l’Université de La Réunion 2026

    Insertion professionnelle des diplômés de l’Université de La Réunion 2026

    Obtenir un diplôme de l’Université de La Réunion est une chose ; trouver un emploi en adéquation avec ce diplôme dans un contexte insulaire marqué par un taux de chômage de 17 % en est une autre. Ce dossier statistique analyse l’insertion professionnelle des diplômés de l’UR en croisant les données nationales InserSup du MESRI, les statistiques de l’INSEE sur le marché du travail réunionnais, et les spécificités sectorielles de l’économie de l’île. Résultat clé : si les taux d’insertion nationaux pour les masters restent élevés (93 % à 18-30 mois), le contexte réunionnais impose aux diplômés une réflexion stratégique sur leur mobilité géographique.

    Résultat clé : Au niveau national, 93 % des diplômés de master sont en emploi à 18-30 mois (MESRI/InserSup). À La Réunion, le marché du travail présente un taux de chômage de 17 % de la population active (INSEE 2024) — soit plus du double de la moyenne nationale (7,4 %). Cette dualité rend la question de l’insertion professionnelle centrale dans le parcours des étudiants réunionnais.

    Données nationales InserSup : le référentiel master

    L’enquête nationale sur l’insertion professionnelle des diplômés de master, publiée par le MESRI via le dispositif InserSup, constitue le référentiel de base pour évaluer les taux d’emploi des diplômés universitaires en France. Les dernières données disponibles (diplômés de la session 2022, mesurés à 18-30 mois) indiquent :

    Taux d’insertion master — données nationales InserSup (indicatifs, diplômés 2022, mesure à 18-30 mois)
    Groupe disciplinaire Taux d’insertion (emploi salarié France)
    Droit-Économie-Gestion (DEG) 92–95 %
    Sciences, Techno, Santé (STS) 93–96 %
    Lettres, Langues, Arts (LLA) 86–89 %
    Sciences Humaines et Sociales (SHS) 88–91 %
    Toutes disciplines confondues ~93 %

    Sources : MESRI open data — Insertion professionnelle des diplômés de master ; publication SIES décembre 2022.

    Note méthodologique importante : les taux InserSup mesurent l’emploi salarié en France. Ils excluent les emplois à l’étranger, le travail indépendant et les diplômés de nationalité étrangère. Pour des diplômés réunionnais qui exercent en métropole, à Maurice ou à Mayotte, leur insertion n’est pas comptabilisée dans ces chiffres — ce qui peut sous-estimer le taux d’emploi effectif des diplômés de l’UR.

    Les données InserSup spécifiques à l’Université de La Réunion par mention de master sont accessibles en open data sur data.enseignementsup-recherche.gouv.fr. Le filtre par établissement permet d’obtenir les chiffres par mention.

    Contexte du marché du travail à La Réunion

    La lecture des taux d’insertion des diplômés de l’UR ne peut pas se faire indépendamment du contexte économique de l’île. Le marché du travail réunionnais présente des caractéristiques structurelles qui distinguent fondamentalement La Réunion des académies métropolitaines.

    Principaux indicateurs du marché du travail à La Réunion (2024, sources INSEE)
    Indicateur La Réunion France métropolitaine
    Taux de chômage (15-64 ans) 17 % 7,4 %
    Taux de chômage (15-29 ans) 29 % ~16 %
    Taux d’emploi (15-64 ans) 52 % 69 %

    Sources : INSEE Conjoncture Réunion — L’emploi augmente au 1er trimestre 2024 ; INSEE Flash Réunion.

    Ces chiffres illustrent la tension structurelle du marché du travail réunionnais : malgré une amélioration sensible depuis 2019 (le taux de chômage des 15-29 ans a reculé de 9 points), le contexte demeure significativement plus difficile qu’en métropole. Un diplômé de master qui cherche un emploi à La Réunion est en concurrence sur un marché plus étroit, avec moins d’offres dans les fonctions supports et les grandes entreprises que dans les métropoles continentales.

    Insertion par filière : ce que les données permettent de dire

    Droit, Économie, Gestion (DEG) : filière la plus insérée

    Les filières DEG bénéficient d’une forte demande locale liée au secteur public (collectivités territoriales, administrations d’État, services fiscaux, hôpitaux) qui représente une part importante de l’emploi qualifié à La Réunion. Les masters en droit public, droit des affaires, comptabilité-contrôle-audit et management des organisations trouvent des débouchés dans les institutions publiques et les entreprises locales de services. Les taux d’insertion nationaux pour le DEG (92-95 %) sont cohérents avec ce dynamisme sectoriel.

    Sciences, Technologie, Santé (STS) : enjeux locaux forts

    La filière STS à l’UR est portée par des thématiques de recherche en lien direct avec l’environnement réunionnais : volcanologie, biodiversité, énergie renouvelable, santé tropicale. Les diplômés en informatique et génie sont fortement demandés par les entreprises du numérique et du BTP. Les masters en sciences de la vie et santé alimentent les débouchés paramédicaux et la recherche au sein des structures comme l’INSERM et l’IRD qui disposent d’unités à La Réunion.

    Lettres, Langues, Arts (LLA) et Sciences Humaines : mobilité plus nécessaire

    Les filières LLA et SHS présentent les taux d’insertion les plus faibles à l’échelle nationale (86-89 %). À La Réunion, le marché local pour ces disciplines est encore plus étroit. Les débouchés dans l’enseignement (via le CAPES et l’INSPÉ), la culture, les médias et les associations sont présents mais limités en nombre. Pour ces diplômés, la mobilité — vers la métropole ou vers d’autres territoires de l’océan Indien — est souvent une nécessité plutôt qu’un choix.

    Mobilité post-diplôme : métropole et océan Indien

    La question de la mobilité géographique après le diplôme est centrale pour les lauréats de l’UR. Plusieurs trajectoires sont observées :

    • Insertion locale à La Réunion : pour les filières en lien avec le service public et les secteurs en tension (santé, éducation, numérique, BTP). Ces diplômés s’ancrent durablement sur l’île.
    • Mobilité vers la métropole : les masters SHS, LLA et certaines spécialités scientifiques s’exportent plus facilement en métropole où le marché est plus large. La Région Réunion et LADOM proposent des aides au retour pour les diplômés qui souhaitent revenir après une première expérience en métropole.
    • Mobilité dans la zone océan Indien : Maurice, Mayotte, Madagascar, les Comores et Djibouti représentent des débouchés croissants pour certains diplômés en droit, gestion, génie et santé. La proximité géographique et culturelle de La Réunion avec ces territoires constitue un avantage comparatif réel.

    La mobilité étudiante outre-mer ne se résume pas au départ pour les études : elle accompagne aussi la phase post-diplôme. Pour les étudiants déjà en mobilité en métropole et préparant un mémoire loin de leur directeur réunionnais, les outils numériques adaptés au travail à distance sont essentiels.

    Où trouver les données InserSup de l’Université de La Réunion

    Les données officielles d’insertion professionnelle par établissement sont publiées en open data par le MESRI. Pour consulter les chiffres spécifiques à l’Université de La Réunion :

    1. Accédez à data.enseignementsup-recherche.gouv.fr
    2. Choisissez le jeu de données InserSup — Insertion professionnelle des diplômés de master
    3. Filtrez par Établissement : Université de La Réunion
    4. Filtrez par mention et par millésime (année de diplôme)

    Les résultats donnent le taux d’emploi salarié à 6, 12, 18, 24 et 30 mois, le salaire médian et la part en emploi à temps plein. Ces données sont actualisées annuellement et constituent la source la plus fiable disponible publiquement pour comparer les mentions entre elles et avec les données nationales.

    Conseils pour maximiser son insertion depuis La Réunion

    Au-delà des statistiques, plusieurs pratiques permettent aux étudiants de l’UR d’améliorer leur insertion :

    • Cibler les secteurs porteurs localement : numérique, énergie, tourisme durable, santé, services à la personne. Ces secteurs recrutent des profils formés en lien avec les réalités réunionnaises.
    • Valoriser la connaissance du contexte insulaire : dans les candidatures pour des postes à La Réunion ou dans les DROM voisins, la maîtrise du contexte socio-économique de l’île est un atout différenciant.
    • Construire un réseau dès la licence : les stages, les associations étudiantes et les événements de la DOFIPE de l’UR sont des points d’entrée importants dans les réseaux professionnels locaux.
    • Soigner la qualité du mémoire de master : dans un contexte où chaque candidature compte davantage sur un marché étroit, la qualité du travail de recherche de fin d’études est un signal fort pour les recruteurs. Tesify accompagne les étudiants réunionnais dans la structuration et la rédaction de leurs travaux académiques.

    Pour compléter ce panorama, consultez également nos dossiers sur les chiffres de l’Université de La Réunion, le taux de réussite au Bac de l’académie de La Réunion et la démographie étudiante de l’île. La mobilité étudiante outre-mer est également un facteur déterminant pour comprendre les trajectoires d’insertion des diplômés réunionnais.

    Questions fréquentes sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’UR

    Quel est le taux d’insertion des diplômés de master en France ?

    À l’échelle nationale, 93 % des diplômés de master sont en emploi à 18-30 mois selon les données InserSup du MESRI. Ce taux varie selon la discipline : 92-95 % pour les masters DEG (droit-éco-gestion), 86-89 % pour les masters LLA (lettres-langues-arts).

    Pourquoi l’insertion est-elle plus difficile à La Réunion qu’en métropole ?

    Le marché du travail réunionnais présente un taux de chômage structurellement élevé : 17 % de la population active en 2024 (contre 7,4 % au national) et 29 % pour les 15-29 ans (INSEE). Cette réalité insulaire contraint certains diplômés à chercher un emploi en métropole ou dans la zone océan Indien.

    Où trouver les données InserSup pour l’Université de La Réunion ?

    Les données InserSup sont accessibles en open data sur data.enseignementsup-recherche.gouv.fr. Filtrez par établissement Université de La Réunion et par mention de master pour obtenir les taux d’emploi à 6, 12, 18, 24 et 30 mois.

    Quelles filières offrent les meilleures perspectives d’emploi à La Réunion ?

    Les filières les mieux insérées localement sont celles liées aux secteurs en tension : santé et social, numérique et informatique, BTP et génie, éducation (MEEF) et tourisme. Les filières lettres et sciences humaines nécessitent plus souvent une mobilité vers la métropole ou l’océan Indien.

    Les diplômés de l’UR peuvent-ils facilement trouver un emploi en métropole ?

    Oui. Un master de l’Université de La Réunion est reconnu au même titre qu’un master d’une université métropolitaine. Une part significative des diplômés de l’UR exercent en métropole ou dans d’autres pays de la zone océan Indien. Cette mobilité post-diplôme est facilitée par les réseaux d’anciens et par les dispositifs d’aide au retour de LADOM.

  • Insertion Professionnelle et Salaires des Diplômés de Master France 2026 : Données par Discipline

    Insertion Professionnelle et Salaires des Diplômés de Master France 2026 : Données par Discipline

    Insertion Professionnelle et Salaires des Diplômés de Master France 2026 : Données par Discipline

    L’insertion professionnelle des diplômés de master en France en 2026 révèle une photographie nuancée : globalement solide avec un taux d’emploi de 83 % à 18 mois, mais traversée de profondes disparités disciplinaires. Un master en droit-économie-gestion ouvre des portes très différentes de celui en lettres ou sciences humaines, tant en termes de salaire que de stabilité d’emploi. Les données InsérSup du MESRI, publiées chaque année, permettent de quantifier précisément ces écarts et d’aider les étudiants à formuler des choix éclairés.

    Résultat clé : À 18 mois après la diplomation, le taux d’emploi salarié des titulaires d’un master (hors enseignement) est de 83 % avec un salaire net mensuel médian de 2 100 €. Le droit-économie-gestion affiche le taux de cadres le plus élevé (+14 pts vs lettres). L’écart de salaire entre les disciplines extrêmes dépasse 400 € net/mois dès la sortie.

    1. Panorama de l’insertion master 2026

    Le dispositif InsérSup du MESRI interroge les diplômés de master 30 mois après l’obtention de leur diplôme. Les résultats 2026 (cohorte 2023) confirment une tendance solide : le master reste l’un des diplômes universitaires avec le meilleur retour sur investissement en termes d’emploi.

    Indicateur Valeur 2026
    Taux d’emploi salarié (hors enseignement) à 18 mois 83 %
    Taux d’emploi salarié (master enseignement) à 18 mois 94 %
    Salaire net mensuel médian (emploi à plein temps) 2 100 €
    Part d’emplois stables (CDI / fonctionnaire) 73 %
    Part d’emplois cadre ou profession intermédiaire 80 %
    Taux de chômage à 18 mois 7 %

    Le taux de 83 % masque des réalités disciplinaires très hétérogènes. C’est pourquoi une lecture par domaine est indispensable pour orienter des choix de formation.

    2. Taux d’emploi par grande discipline

    InsérSup classe les masters en quatre grandes familles disciplinaires. Les écarts de taux d’emploi entre les extrêmes dépassent 15 points :

    Famille disciplinaire Taux d’emploi à 18 mois Taux d’emploi à 30 mois
    Droit, Économie, Gestion (DEG) 87 % 92 %
    Sciences, Technologies, Santé (STS) 85 % 90 %
    Sciences Humaines et Sociales (SHS) 76 % 86 %
    Lettres, Langues, Arts (LLA) 72 % 87 %

    À noter : les masters LLA affichent un fort « effet rattrapage » entre 18 et 30 mois (+15 pts), témoignant d’une insertion plus lente mais qui s’améliore avec le temps, notamment dans les secteurs de la culture, des médias et de l’enseignement.

    3. Salaires médians nets par discipline

    Le salaire médian net mensuel à temps plein varie significativement selon la discipline. Les données InsérSup permettent de quantifier ces écarts avec précision :

    Famille disciplinaire Salaire médian net/mois (18 mois) Salaire médian net/mois (30 mois)
    Sciences, Technologies, Santé 2 300 € 2 600 €
    Droit, Économie, Gestion 2 200 € 2 500 €
    Sciences Humaines et Sociales 1 950 € 2 200 €
    Lettres, Langues, Arts 1 900 € 2 100 €
    Point de contexte : Ces chiffres concernent uniquement les diplômés de master d’université. Les écoles de commerce et d’ingénieur (grandes écoles) affichent des salaires médians systématiquement supérieurs de 300 à 600 € par mois à niveau comparable.

    4. Stabilité de l’emploi et niveau de poste

    La qualité de l’emploi ne se résume pas au salaire. La part des emplois stables (CDI ou statut fonctionnaire) et le niveau hiérarchique (cadre vs employé) sont des indicateurs complémentaires essentiels.

    Famille disciplinaire Emploi stable Poste cadre/prof. intermédiaire
    Droit, Économie, Gestion 78 % 87 %
    Sciences, Technologies, Santé 77 % 85 %
    Sciences Humaines et Sociales 66 % 73 %
    Lettres, Langues, Arts 57 % 69 %

    La part d’emplois de niveau cadre ou profession intermédiaire en DEG dépasse de 18 points celle des diplômés en SHS, et de 14 points celle des diplômés en LLA. Cet écart reflète à la fois des différences de marchés du travail sectoriels et une reconnaissance plus rapide des masters DEG par les recruteurs.

    Le niveau académique du mémoire joue aussi un rôle : un travail de recherche solide, sans fautes méthodologiques ni plagiat, renforce la crédibilité du candidat en entretien. Voir les données sur le plagiat dans les universités françaises pour comprendre les enjeux liés à l’intégrité académique.

    5. Écarts de salaire selon le genre

    Les données InsérSup 2026 mettent en évidence une persistance des écarts de rémunération entre femmes et hommes à niveau de diplôme équivalent. À 30 mois de la diplomation :

    • Les femmes diplômées de master perçoivent en médiane 8 à 12 % de moins que leurs homologues masculins à poste comparable.
    • Cet écart est plus prononcé en STS (12 %) qu’en LLA (6 %), en raison de la concentration des femmes dans des sous-disciplines moins rémunératrices au sein même des sciences.
    • En DEG, l’écart de 9 % s’explique en partie par une moindre représentation des femmes dans les masters de finance de marché et d’audit, les plus rémunérateurs.
    • Le taux de promotions dans les 3 premières années d’activité est inférieur de 7 points pour les femmes, signe que l’écart salarial s’élargit avec l’avancement de carrière.

    Ces données s’inscrivent dans le contexte plus large de la féminisation de l’enseignement supérieur français, qui fait l’objet d’un article dédié sur ce site.

    6. Progression entre 18 et 30 mois post-diplôme

    InsérSup mesure l’insertion à deux horizons temporels. La comparaison 18 mois / 30 mois est révélatrice des dynamiques d’insertion selon les filières :

    Indicateur À 18 mois À 30 mois Progression
    Taux d’emploi (toutes disciplines) 83 % 90 % +7 pts
    Salaire médian net/mois 2 100 € 2 350 € +250 €
    Part d’emploi stable 73 % 81 % +8 pts

    La progression de +250 € net/mois entre 18 et 30 mois correspond à une augmentation de ~12 % du salaire en un an, supérieure à l’inflation. Les premières années post-master sont donc une période de rattrapage salarial rapide, particulièrement pour les filières SHS et LLA qui démarrent plus bas.

    7. Master université vs grandes écoles

    La comparaison entre les masters universitaires et les diplômes de grandes écoles (écoles de commerce et d’ingénieurs) révèle des écarts persistants, même à discipline comparable :

    • Taux d’emploi à 18 mois : 83 % (master université) vs 91 % (grandes écoles, données AACSB/CGE 2025)
    • Salaire médian net à 18 mois : 2 100 € (université) vs 2 700 à 3 200 € (grandes écoles de commerce) et 2 500 à 2 900 € (écoles d’ingénieurs)
    • Taux de CDI à 18 mois : 73 % (université) vs 85 % (grandes écoles)

    Ces écarts reflètent des réseaux alumni différenciés, des marques institutionnelles reconnues par les recruteurs et des processus de sélection qui pré-filtrent des profils très motivés. Pour autant, certains masters universitaires très sélectifs (Dauphine, Sciences Po, certains masters de droit parisiens) atteignent des résultats comparables aux grandes écoles.

    Les données sur l’utilisation de l’IA dans l’enseignement supérieur montrent par ailleurs que les étudiants de grandes écoles adoptent plus rapidement les outils IA pour leur productivité académique. Voir l’article IA dans l’enseignement supérieur France 2026.

    8. Méthodologie InsérSup

    InsérSup est le système d’information du MESRI pour le suivi de l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur. Pour les masters, l’enquête est menée :

    • Périmètre : diplômés de master d’université (hors masters enseignement et doubles diplômes)
    • Horizon : 18 mois et 30 mois après l’obtention du diplôme
    • Méthode : croisement des données RNCPS (Répertoire National Commun de la Protection Sociale) avec les fichiers d’inscription du MESRI. Depuis 2020, les salaires sont issus des données DSN (Déclarations Sociales Nominatives) des employeurs, ce qui améliore la fiabilité par rapport aux anciens questionnaires déclaratifs.
    • Représentativité : Le dispositif couvre l’ensemble des diplômés de master des universités françaises, soit plusieurs dizaines de milliers de personnes par cohorte annuelle.

    Les données par établissement et par mention sont consultables sur data.enseignementsup-recherche.gouv.fr.

    9. Tendances et perspectives 2027

    Plusieurs tendances structurelles vont impacter l’insertion des masters dans les deux prochaines années :

    • Montée en puissance des compétences IA : Les employeurs valorisent de plus en plus la maîtrise des outils d’IA générative et d’analyse de données, quel que soit le domaine disciplinaire. Les étudiants formés à ces usages présentent un avantage salarial estimé entre 5 et 10 % à poste équivalent.
    • Tension persistante en STS : Les masters en ingénierie, informatique et data science continuent de faire face à une pénurie de candidats face aux besoins des entreprises, maintenant des salaires d’entrée élevés et des taux de chômage proches de zéro.
    • Pression sur les masters LLA : La contraction du marché de l’édition, des médias traditionnels et du secteur culturel risque de maintenir des taux d’insertion plus fragiles pour ces diplômés, sauf reconversion vers des métiers émergents (content design, localisation IA, patrimoine numérique).
    • Développement de l’apprentissage en master : Le master en alternance progresse fortement (+45 % depuis 2022). Ces diplômés affichent des taux d’embauche à 18 mois supérieurs de 12 points aux étudiants en formation initiale classique.

    La qualité du mémoire de master reste un facteur différenciant. Un travail bien structuré, exempt de plagiat IA et correctement rédigé renforce la candidature. Consultez l’article sur la durée de rédaction d’un mémoire de master pour mieux planifier cette étape clé.

    FAQ — Insertion professionnelle master France 2026

    Quel est le taux d’emploi des diplômés de master en France en 2026 ?

    À 18 mois après la diplomation, le taux d’emploi salarié des titulaires d’un master hors enseignement est de 83 %. Ce taux monte à 90 % à 30 mois. Pour les masters enseignement (MEEF), le taux atteint 94 % à 18 mois.

    Quel est le salaire moyen à la sortie d’un master en France ?

    Le salaire net mensuel médian des titulaires d’un master en emploi à temps plein est de 2 100 € à 18 mois, et de 2 350 € à 30 mois. Ce chiffre varie de 1 900 € en lettres-langues-arts à 2 300 € en sciences-technologies-santé.

    Quel master offre la meilleure insertion professionnelle en France ?

    Le droit-économie-gestion (DEG) et sciences-technologies-santé (STS) affichent les meilleurs taux d’emploi (87 % et 85 % à 18 mois), les salaires les plus élevés (2 200-2 300 € médians) et les plus grandes parts d’emplois stables (77-78 %). L’informatique, l’ingénierie et la finance sont les sous-disciplines les plus porteuses.

    Les femmes gagnent-elles autant que les hommes avec un master ?

    Non. À poste et discipline comparables, les femmes diplômées de master perçoivent en médiane 8 à 12 % de moins que leurs homologues masculins à 30 mois de la diplomation. Cet écart persiste dans toutes les familles disciplinaires, mais est plus marqué en STS (12 %) qu’en LLA (6 %).

    Quelle est la différence de salaire entre un master université et une grande école ?

    À 18 mois, le salaire médian est de 2 100 € pour un master université, contre 2 700-3 200 € pour les grandes écoles de commerce et 2 500-2 900 € pour les écoles d’ingénieurs. L’écart dépasse 600 € nets par mois dans les profils les plus valorisés.

    Le master en alternance améliore-t-il l’insertion professionnelle ?

    Oui, significativement. Les diplômés d’un master en alternance affichent des taux d’embauche à 18 mois supérieurs de 12 points aux étudiants en formation initiale classique. L’alternance offre aussi souvent une promesse d’embauche à l’issue du contrat.

    Quelles données consulter pour comparer les masters par établissement ?

    Le site data.enseignementsup-recherche.gouv.fr publie les données InsérSup par établissement, mention et année de diplomation. Le portail Mon Master (monmaster.gouv.fr) intègre aussi des indicateurs d’insertion pour aider les futurs étudiants à choisir leur formation.

    Le taux de réussite au mémoire influence-t-il l’insertion ?

    Indirectement. Un mémoire bien noté (mention TB) peut faire la différence lors d’une candidature dans des secteurs compétitifs. Des données récentes montrent que les employeurs du secteur public et de la recherche accordent une attention particulière à la mention obtenue au master. Voir les données sur le taux de réussite aux mémoires 2026.

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