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  • Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparaient un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un centre de formation d’apprentis (CFA), selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans — un rythme très différent des années 2020-2022, marquées par une croissance de +78 % en seulement deux ans. L’apprentissage dans l’enseignement supérieur est devenu une réalité structurelle du paysage éducatif français : les apprentis représentent désormais une proportion significative des inscrits dans presque toutes les filières du bac+2 au bac+5.

    Cette note statistique présente la pyramide complète des apprentis du supérieur en 2024 : répartition par niveau de formation (STS/BTS, IUT/BUT, licence professionnelle, école de commerce, cycle ingénieur), part du public et du privé, profil social des apprentis, et trajectoire de croissance depuis 2020. Toutes les données citées sont issues de sources officielles (SIES-MESR, Dares, Trésor). Pour replacer ces effectifs dans le paysage plus large des filières sélectives, consultez notre analyse Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière et sélectivité.

    Résultat clé : L’apprentissage dans le supérieur compte 657 900 étudiants fin 2024 (+3 % sur un an). Les STS concentrent près de 30 % des effectifs, devant les titres RNCP (25 %) et les écoles de commerce (17 %). La licence professionnelle affiche le taux d’apprentissage le plus élevé de l’université avec 61 % de ses étudiants en alternance. La croissance, explosive entre 2020 et 2022 (+78 %), s’est fortement modérée depuis 2023 (+3 à +4 % par an).

    657 900 apprentis dans le supérieur : le chiffre clé 2024

    La Note Flash SIES N° 2025-21, publiée le 11 septembre 2025 par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace (MESR), constitue la référence officielle pour les chiffres de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur en France au titre de l’année 2024. Au 31 décembre 2024, les CFA accueillaient 657 900 étudiants préparant un diplôme de niveau supérieur (bac+2 et au-delà).

    Ce chiffre s’inscrit dans une tendance de ralentissement amorcée dès 2023. Si la croissance reste positive (+3 % sur un an, +14 % sur deux ans), elle est sans commune mesure avec les rythmes observés entre 2018 et 2022, période durant laquelle la réforme de la loi Avenir professionnel de 2018 a libéralisé les conditions d’ouverture des CFA et supprimé le numerus clausus sur les formations habilitées.

    À titre de comparaison, l’ensemble de l’enseignement supérieur français compte 3,01 millions d’étudiants en 2024-2025 selon le SIES, ce qui signifie que les apprentis représentent environ 22 % des effectifs totaux du supérieur — un niveau sans précédent historique.

    Répartition par type de formation

    La structure par formation révèle une concentration marquée dans trois grandes catégories : les STS, les titres RNCP et les écoles de commerce. Le tableau ci-dessous synthétise la répartition des 657 900 apprentis du supérieur selon les données SIES 2024.

    Répartition des apprentis du supérieur par type de formation — 31 décembre 2024
    Type de formation Part des apprentis du supérieur Effectifs estimés
    STS (BTS — Sections de Technicien Supérieur) ~30 % ~197 000
    Titres RNCP homologués (hors diplômes nationaux) ~25 % ~164 000
    Écoles de commerce 17 % ~112 000
    Licence professionnelle (université) non isolé
    IUT (BUT — Bachelor Universitaire de Technologie) non isolé
    Cycle ingénieur (écoles d’ingénieurs) ~12 % ~32 000
    Total enseignement supérieur 100 % 657 900

    Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025. Les effectifs sont estimés en appliquant les parts déclarées. Le SIES ne publie pas de décomposition exhaustive par filière dans la note flash.

    Le poids des STS (sections préparant le BTS) est historiquement ancré : la voie technologique courte a très tôt adopté l’alternance comme mode pédagogique. Les titres RNCP homologués, qui désignent les certifications professionnelles enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles sans être des diplômes nationaux, constituent la deuxième catégorie et illustrent la diversification de l’offre de formation privée depuis 2018. Les écoles de commerce, avec 17 % du total, confirment leur positionnement historique sur l’apprentissage en alternance.

    Taux d’apprentissage par filière : qui mène la course ?

    Au-delà des effectifs bruts, le taux d’apprentissage — proportion d’étudiants d’une filière qui suivent leur formation en alternance — renseigne sur la pénétration structurelle de l’apprentissage dans chaque voie. Les chiffres 2024 du SIES dessinent une hiérarchie claire.

    Taux d’apprentissage par filière dans l’enseignement supérieur — 2024
    Filière Taux d’apprentissage 2024 Commentaire
    Licence professionnelle 61 % Filière la plus intégrée à l’alternance en milieu universitaire
    Écoles de commerce 34 % Modèle économique historiquement fondé sur l’alternance
    STS (BTS) ~50 % Près d’un étudiant sur deux en STS est apprenti
    Cycle ingénieur ~20 % Un étudiant sur cinq en école d’ingénieurs en apprentissage
    IUT (BUT) 26 % Progression nette depuis le passage au BUT en 2021

    Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025 ; Note Flash SIES cycle ingénieur 2024-2025.

    Source : EESR n°18 — L’apprentissage dans l’enseignement supérieur, MESR-SIES

    La licence professionnelle se distingue nettement : 61 % de ses étudiants sont apprentis, ce qui en fait la formation universitaire la plus étroitement liée au marché du travail. Ce taux élevé s’explique par la vocation même de la licence pro — une formation courte (un an après un bac+2) conçue pour une insertion professionnelle rapide dans un secteur précis. La majorité des étudiants qui y entrent recherchent précisément la double compétence académique et professionnelle que confère l’apprentissage.

    Le taux de 50 % en STS mérite d’être mis en perspective : sur les 400 000 étudiants inscrits en STS en France, la moitié est donc en apprentissage — un chiffre qui reflète la forte demande des TPE/PME pour des techniciens supérieurs formés directement sur poste. Les IUT, dont la réforme vers le BUT a allongé la formation à trois ans en 2021, voient leur taux d’apprentissage progresser à 26 %, signe d’une meilleure articulation entre le référentiel de compétences du BUT et les besoins des employeurs.

    Les écoles d’ingénieurs affichent un taux de 20 % sur un total de 158 600 inscrits en cycle ingénieur en 2024-2025 — soit environ 32 000 apprentis ingénieurs, un segment à forte valeur ajoutée pour les employeurs du secteur industriel et numérique.

    Part du public et du privé dans l’apprentissage du supérieur

    La structure institutionnelle de l’apprentissage supérieur révèle une domination marquée du secteur privé. Selon les données SIES, plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés.

    Cette répartition s’explique par plusieurs facteurs structurels :

    • La prédominance des CFA privés : depuis la loi Avenir professionnel de 2018, n’importe quel organisme de formation peut ouvrir un CFA sans autorisation administrative préalable. Cette déréglementation a favorisé la multiplication des CFA privés spécialisés.
    • Le poids des écoles de commerce privées : les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, mais aussi les ESC régionales) ont massivement développé leurs programmes en apprentissage depuis 2018, contribuant à une part significative des 112 000 apprentis en école de commerce.
    • Les titres RNCP hors diplômes nationaux : l’essentiel des formations délivrant des titres RNCP homologués relèvent du secteur privé (organismes de formation professionnelle, CFA d’entreprise).

    Le secteur public — universités, IUT publics, lycées accueillant des STS — pèse donc moins de 25 % des apprentis du supérieur, malgré des efforts notables d’ouverture via les CFA universitaires. Cette asymétrie public/privé est un enjeu de politique publique régulièrement débattu : l’accès à l’apprentissage reste plus aisé via les établissements privés, dont les frais de scolarité peuvent être entièrement pris en charge par les OPCO, qu’au sein de l’université publique. Cette dynamique fait écho aux tensions de capacité observées plus largement dans le supérieur, comme le montre notre dossier sur la crise du logement étudiant en France 2025.

    Évolution 2020-2024 : accélération explosive puis décélération

    La trajectoire de l’apprentissage dans le supérieur sur cinq ans illustre un cycle classique en deux temps : une phase d’expansion rapide portée par la réforme structurelle, suivie d’un plateau de maturité. Le tableau suivant retrace les effectifs annuels estimés.

    Évolution des apprentis dans l’enseignement supérieur — 2020 à 2024
    Année (au 31 déc.) Effectifs apprentis supérieur Croissance annuelle
    2020 ~324 000
    2021 ~480 000 +48 %
    2022 576 300 +20 %
    2023 ~576 900 – 638 000 ~+8 %
    2024 657 900 +3 %

    Sources : Note Flash SIES N° 2025-21 (données 2024) ; Note Flash SIES N° 2024-22 (données 2022-2023) ; Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), données Éducation nationale pour 2022. Les chiffres 2020-2021 sont des estimations déduites du taux de croissance +78 % sur deux ans confirmé par le SIES.

    La rupture de rythme est manifeste. Entre 2020 et 2022, le volume d’apprentis du supérieur a été multiplié par 1,78 en deux ans, soit une croissance cumulée de +78 %. Ce choc d’offre résulte de la convergence de trois facteurs : la simplification administrative ouverte par la loi Avenir professionnel de 2018, les aides exceptionnelles à l’embauche d’apprentis mises en place en 2020 (aide pouvant aller jusqu’à 8 000 € pour les contrats dans le supérieur), et une demande étudiante structurellement forte face aux incertitudes du marché de l’emploi post-Covid.

    Depuis 2023, la décélération est nette : +3 % en 2024, contre +48 % en 2021. Plusieurs raisons expliquent ce plateau :

    • Réduction des aides à l’embauche : le montant de l’aide unique aux employeurs d’apprentis a été revu à la baisse à partir de 2023 pour les contrats dans le supérieur (formations bac+3 et au-delà).
    • Saturation des capacités d’accueil : un nombre croissant de CFA signalent des difficultés à trouver suffisamment d’entreprises maîtres d’apprentissage, notamment dans les métropoles où la concurrence pour les postes est forte.
    • Stabilisation de la demande : le nombre d’employeurs recrutant des apprentis du supérieur, qui avait atteint un pic de 90 600 structures en 2021, est redescendu à 66 800 en 2024 selon les données Dares.

    Nouveaux contrats signés et dynamique du marché

    À l’échelle nationale, tous niveaux confondus (secondaire et supérieur), 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en 2024, portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre marque un quasi-triplement par rapport aux 306 000 contrats signés en 2017, année précédant la réforme.

    Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà, confirmant l’inversion structurelle du mix niveau amorcée autour de 2021 : l’apprentissage est désormais davantage un fait du supérieur que de la formation professionnelle initiale secondaire.

    Point de vigilance : La réduction des aides à l’embauche pour les contrats supérieurs bac+3 introduite en 2023 a entraîné un reflux de la demande. Des signaux de ralentissement plus prononcé pourraient apparaître dans les données 2025, notamment sur les segments master et cycle ingénieur.

    Profil social des apprentis du supérieur : une démocratisation ciblée

    Les données SIES apportent un éclairage nuancé sur l’origine sociale des apprentis dans le supérieur. La lecture simple — « l’apprentissage favorise la démocratisation de l’enseignement supérieur » — doit être pondérée selon les filières.

    Dans les formations d’ingénieur et dans les écoles de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que leurs homologues en formation initiale classique (dits « scolaires »). Cet effet est structurel : pour une famille dont les ressources ne permettent pas de financer 3 à 5 ans de frais de scolarité dans une grande école privée, l’apprentissage constitue la voie d’accès principale, les coûts étant pris en charge par l’OPCO via la prise en charge du coût pédagogique.

    En revanche, dans les formations universitaires (IUT, licence professionnelle), le profil social des apprentis est comparable à celui des étudiants en formation initiale. L’université étant moins chère d’accès, l’apprentissage y est choisi pour ses avantages pratiques (rémunération, expérience professionnelle) plutôt que comme unique voie d’accès financièrement accessible.

    Ce constat suggère que l’apprentissage joue un rôle de démocratisation différentielle : il ouvre des portes dans les grandes écoles à des publics qui n’y auraient pas accès autrement, mais il ne modifie pas fondamentalement la composition sociale de l’université publique. Sur les débouchés à plus long terme des parcours du supérieur, notre analyse de l’insertion professionnelle des docteurs en France 2024 offre un point de comparaison utile entre voies courtes et voies longues.

    Coût public de l’apprentissage : 15 milliards d’euros

    L’expansion de l’apprentissage a un coût budgétaire considérable. En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti et par an. Ce montant agrège :

    • Le coût pédagogique pris en charge par les OPCO (Opérateurs de compétences), financé via la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) versée par les entreprises.
    • Les exonérations de charges sociales dont bénéficient les employeurs d’apprentis (exonération quasi-totale pour les contrats dans les entreprises de moins de 250 salariés).
    • L’aide à l’embauche versée aux employeurs (réduite en 2023 mais toujours existante).
    • Le coût de l’Aide personnalisée au logement (APL) et d’autres aides sociales dont bénéficient les apprentis.

    Ce niveau de dépense publique place la France parmi les pays européens qui investissent le plus dans l’apprentissage rapporté au PIB, loin devant l’Espagne et le Portugal, mais comparable à l’Allemagne et à l’Autriche, dont les systèmes duaux font figure de référence.

    La question du retour sur investissement collectif est posée : les études sur l’insertion professionnelle montrent que l’avantage de l’apprentissage sur la formation initiale classique est plus marqué aux niveaux inférieurs (CAP, BEP) qu’aux niveaux supérieurs. Au niveau master, l’effet sur les taux d’emploi 18 mois après la sortie est jugé « limité » par la Direction générale du Trésor dans son bilan 2025 — ce qui alimente un débat sur la pertinence de maintenir des aides élevées pour les contrats dans les grandes écoles privées.

    Perspectives et enjeux pour 2025-2026

    Plusieurs tendances de fond dessineront l’évolution de l’apprentissage dans le supérieur français au cours des prochains mois.

    La modulation des aides à l’embauche

    Depuis 2023, les aides à l’embauche ont été différenciées selon le niveau de qualification. Les contrats de niveau bac+3 et au-delà bénéficient d’une aide réduite par rapport aux contrats de niveau bac à bac+2. Cette politique vise à concentrer le soutien public sur les apprentissages qui génèrent le meilleur effet de démocratisation. Son impact quantitatif sur les contrats signés en 2025 sera observable dans les prochaines publications SIES.

    Le BUT comme vecteur de croissance dans les IUT

    La réforme des IUT (passage au Bachelor Universitaire de Technologie en 2021, formation de 3 ans) a rendu les programmes plus compatibles avec l’apprentissage, notamment grâce à la structure par blocs de compétences. Avec 26 % des étudiants IUT déjà en apprentissage en 2024, la marge de progression existe, en particulier dans les spécialités techniques (informatique, réseaux, mécatronique) où la demande des employeurs reste forte.

    La question des ruptures de contrat

    Avec le ralentissement du marché, le taux de rupture anticipée des contrats d’apprentissage mérite une attention particulière. Dans un contexte économique plus difficile, certaines entreprises renoncent à leurs apprentis en cours de cycle, laissant les étudiants en difficulté pour trouver un nouvel employeur dans les délais impartis. Ce risque rejoint la problématique plus large du décrochage et de la réussite en licence, où la rupture de parcours est un enjeu central.

    L’apprentissage au niveau master

    Le master reste le niveau où la pénétration de l’apprentissage est la plus récente et la plus hétérogène. Les données globales ne permettent pas d’isoler précisément le stock d’apprentis en master, mais des signaux de croissance sont visibles dans les secteurs du numérique, de la finance et du conseil en management, où les grandes entreprises ont massivement ouvert des postes d’apprentis ingénieurs ou consultants en master.

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    FAQ — Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France

    Combien d’apprentis y a-t-il dans l’enseignement supérieur en France en 2024 ?

    Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparent un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un CFA, selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le MESR en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans. Ramené au total des 3,01 millions d’inscrits dans le supérieur, cela signifie qu’environ un étudiant sur cinq est apprenti.

    Quelles formations du supérieur comptent le plus d’apprentis ?

    Les STS (préparant le BTS) concentrent environ 30 % des apprentis du supérieur, soit près de 197 000 étudiants. Les formations délivrant des titres RNCP homologués représentent environ 25 % (164 000) et les écoles de commerce 17 % (112 000). Ce trio de tête totalise plus de 70 % des apprentis du supérieur, loin devant les filières universitaires et les grandes écoles d’ingénieurs.

    Quel est le taux d’apprentissage en IUT (BUT) en 2024 ?

    En 2024, 26 % des étudiants inscrits en IUT (préparant un BUT) effectuent leur formation en apprentissage. Ce taux est inférieur à celui de la licence professionnelle (61 %) et des STS (~50 %), mais supérieur à celui du cycle ingénieur (~20 %). Il est en progression depuis la réforme BUT de 2021, qui a rendu les programmes IUT plus compatibles avec le rythme d’alternance.

    Quelle est la part du secteur privé dans l’apprentissage du supérieur ?

    Plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés (écoles de commerce, CFA privés, organismes délivrant des titres RNCP). Ce déséquilibre public/privé est structurel : la libéralisation du marché de la formation par la loi Avenir professionnel de 2018 a surtout bénéficié aux acteurs privés, qui ont ouvert des CFA sans les contraintes administratives qui pèsent encore sur l’université publique.

    Comment a évolué l’apprentissage dans le supérieur entre 2020 et 2024 ?

    L’apprentissage dans le supérieur a augmenté de +78 % entre 2020 et 2022 (de ~324 000 à 576 300 étudiants), porté par les aides à l’embauche post-Covid et la déréglementation. Depuis 2023, la croissance s’est très nettement modérée : +8 % environ en 2023, puis +3 % en 2024 pour atteindre 657 900. La réduction des aides pour les niveaux bac+3 et plus et la contraction de la demande des employeurs expliquent ce ralentissement.

    L’apprentissage démocratise-t-il l’accès aux grandes écoles ?

    Oui, partiellement. Dans les écoles d’ingénieurs et de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que les étudiants en formation initiale classique, ce qui confirme un effet de démocratisation réel. En revanche, dans les filières universitaires (IUT, licence pro), le profil social des apprentis est similaire à celui des autres étudiants — l’apprentissage y est choisi pour l’expérience professionnelle et la rémunération, pas comme unique voie d’accès.

    Quel est le coût public de l’apprentissage en France ?

    En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti par an. Ce montant comprend les coûts pédagogiques pris en charge par les OPCO, les exonérations de charges sociales pour les employeurs, les aides à l’embauche et les aides sociales (APL, etc.) versées aux apprentis.

    Combien de nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France en 2024 ?

    En 2024, 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France (tous niveaux confondus), portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre représente environ trois fois le volume de 2017 (306 000 contrats), illustrant l’ampleur de la transformation du système. Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà.

    Sources officielles et pour aller plus loin

  • Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en France 2025 : 86 900 étudiants, sélectivité et admission aux concours

    Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en France 2025 : 86 900 étudiants, sélectivité et admission aux concours

    Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en France 2025 : 86 900 étudiants, sélectivité et admission aux concours

    Avec 86 900 étudiants inscrits à la rentrée 2024-2025, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) françaises atteignent leur niveau le plus élevé depuis leur création il y a deux siècles. Ce bond de +5,5 % en une seule année — soit 4 500 étudiants supplémentaires — marque la fin de cinq ans de repli consécutifs (2018-2022) et d’une stabilisation en 2023. Pour un lycéen qui envisage la prépa, pour un parent qui cherche à comprendre l’entonnoir vers les grandes écoles, ou pour un acteur de l’orientation, ces données officielles publiées par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR-SIES) dessinent un paysage en pleine transformation.

    Cette analyse décrypte les effectifs 2024-2025 filière par filière, la répartition femmes-hommes, la géographie des CPGE, la structure du vivier et, surtout, les taux d’admission aux grands concours — de Polytechnique à HEC Paris, en passant par Centrale-Supélec et l’ESSEC — pour donner une image précise du degré de sélectivité réel de ce système.

    Résultat clé : Les CPGE françaises comptent 86 900 étudiants en 2024-2025 (+5,5 %), dont 62 % en filière scientifique, 23 % en filière économique et 15 % en filière littéraire. Les femmes représentent 40 % des effectifs totaux. Côté concours, HEC Paris n’admet que 4 % des candidats à la BCE, tandis que les taux d’intégration dans les écoles d’ingénieurs varient de 15 % à 85 % selon l’établissement et la filière.

    1. 86 900 étudiants : le rebond historique de 2024-2025

    Le chiffre est sans ambiguïté : les CPGE françaises n’avaient jamais accueilli autant d’étudiants depuis leur création. La rentrée 2024-2025 enregistre 86 900 inscrits, contre 82 400 en 2023-2024, soit un gain net de 4 500 étudiants en douze mois. Ce +5,5 % constitue la plus forte hausse annuelle observée depuis plus d’une décennie.

    Pour comprendre l’ampleur du retournement, il faut le replacer dans sa trajectoire longue. Entre 2018 et 2022, les effectifs ont reculé chaque année, portés par la démographie du secondaire, la concurrence croissante des licences sélectives et des écoles de commerce post-bac, et l’incertitude liée à la réforme du baccalauréat. La stabilisation de 2023 annonçait une inflexion ; la rentrée 2024 la confirme avec éclat.

    Évolution des effectifs CPGE — données MESR-SIES
    Rentrée Effectifs totaux Variation annuelle
    2018-2019 ~85 500
    2022-2023 ~80 500 Fin du repli
    2023-2024 82 400 Stabilisation
    2024-2025 86 900 +5,5 %

    Sources : Note Flash SIES n° 03 — février 2025, MESR ; Campus France — synthèse CPGE 2024-2025.

    Ce rebond s’inscrit dans un contexte où les grandes écoles continuent de jouir d’une prime salariale significative à l’embauche, où les concours communs rationalisent l’accès aux filières, et où Parcoursup a rendu la procédure d’admission en CPGE plus lisible. Pour en savoir plus sur les taux d’admission dans l’ensemble des filières sélectives, consultez notre analyse Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière, sélectivité et inégalités territoriales.

    2. Répartition par filière : scientifique, économique, littéraire

    Source : EESR n°18 — Les étudiants en formation dans l’enseignement supérieur, MESR-SIES

    La domination de la filière scientifique est structurelle : six étudiants sur dix en CPGE suivent une prépa scientifique. À la rentrée 2024-2025, le détail par grande famille est le suivant :

    Effectifs CPGE par filière — rentrée 2024-2025
    Filière Étudiants Part du total Variation 2023→2024
    Scientifique (MP, PC, PSI, PT, BCPST, TSI, MPI…) 54 000 62 % +5,5 %
    Économique et commerciale (ECG, ECS…) 19 900 23 % +8,3 %
    Littéraire (BL, A/L, HK…) 13 000 15 % +2,7 %
    Total 86 900 100 % +5,5 %

    La filière économique et commerciale enregistre la hausse la plus forte (+8,3 %), portée notamment par la réforme de la prépa ECG (anciennement EC) qui a unifié en 2021 les voies générale et technologique et renforcé la place des mathématiques et des sciences sociales. Cette attractivité retrouvée reflète aussi l’intérêt croissant des bacheliers pour les formations en management, data et finance proposées par les écoles du programme Banque Commune d’Épreuves (BCE).

    La filière littéraire progresse plus modestement (+2,7 %), avec 13 000 étudiants. Elle prépare aux ENS, aux IEP et à certaines écoles de commerce par voie littéraire. Le réseau des khâgnes et hypokhâgnes reste valorisé pour les profils pluridisciplinaires en lettres, philosophie, histoire et langues.

    Côté filière scientifique, la filière MPI (Mathématiques, Physique, Informatique), créée à la rentrée 2021 pour répondre aux besoins en numérique, continue de monter en puissance et capte des bacheliers NSI qui auraient pu s’orienter autrement.

    3. Parité et genre : 40 % de femmes, des écarts persistants

    Les femmes représentent 40 % des 86 900 étudiants en CPGE en 2024-2025. Leur nombre a progressé de +6,1 % en première année et de +5,0 % en deuxième année, une croissance légèrement supérieure à la moyenne générale, signe d’une dynamique positive.

    Mais derrière cette moyenne globale se cachent des disparités profondes selon la filière :

    Part des femmes par filière CPGE — 2024-2025
    Filière Part des femmes
    Littéraire ~70 %
    Économique et commerciale ~45–47 %
    Scientifique ~30 %
    Toutes filières 40 %

    La filière scientifique reste donc très masculinisée, avec seulement 30 % de femmes. Ce chiffre est particulièrement bas si l’on sait que les filles représentent désormais plus de la moitié des bacheliers et obtiennent en moyenne de meilleures notes au baccalauréat. Les données Parcoursup précédentes montrent que les filles sont proportionnellement moins nombreuses à formuler un vœu en CPGE scientifique, même à niveau scolaire équivalent — ce phénomène dit de « autocensure » reste un sujet de politique publique active.

    Dans la filière économique, la parité est quasi-atteinte, ce qui n’est pas sans lien avec la réforme ECG et la valorisation explicite des sciences sociales, disciplines traditionnellement moins marquées par les stéréotypes de genre en sciences.

    4. Géographie des CPGE : l’Île-de-France concentre 32 % des effectifs

    La distribution géographique des CPGE reproduit les inégalités territoriales classiques de l’enseignement supérieur français :

    Répartition régionale des étudiants CPGE — 2024-2025
    Zone géographique Étudiants Part du total Variation
    Île-de-France 28 200 32 % +6,0 %
    Autres métropoles régionales 24 700 28 % +4,1 %
    Reste du territoire 34 000 40 % +6,2 %

    Avec 28 200 étudiants, l’Île-de-France abrite près d’un tiers des préparationnaires français. Les lycées parisiens de la rive gauche — Louis-le-Grand, Henri-IV, Fénelon, Saint-Louis — concentrent les classes les plus sélectives et affichent les taux d’intégration dans les écoles du groupe A+ les plus élevés. La croissance est cependant la plus forte dans le reste du territoire (+6,2 %) et en Île-de-France (+6,0 %), indiquant un dynamisme géographiquement diffus, pas seulement concentré dans les métropoles.

    Ce tableau doit être lu avec l’article sur la crise du logement étudiant en France 2025 : intégrer une CPGE dans une autre ville implique souvent de loger dans une résidence CROUS ou en internat, deux ressources sous forte tension.

    5. Statut des établissements : 98 % d’étudiants en CPGE publiques

    La quasi-totalité des étudiants en CPGE suit sa formation dans un établissement public. À la rentrée 2024-2025 :

    • Établissements publics : 85 200 étudiants (98 % du total), en hausse de +5,6 %.
    • Établissements privés : environ 1 700 étudiants, en hausse de +7,7 %.

    Cette répartition est une spécificité française : les CPGE sont intégrées aux lycées et sont pour l’essentiel financées par l’État. Les frais d’inscription sont les mêmes que ceux d’une université publique — très faibles par rapport aux écoles post-bac privées — ce qui constitue l’un des principaux arguments d’équité du système. Pour une comparaison détaillée des frais d’inscription à l’université française 2026-2027, le tableau complet avec les droits nationaux et les exonérations est disponible dans notre analyse dédiée.

    Les CPGE privées (établissements sous contrat ou hors contrat) présentent des profils variés : certains visent des publics spécifiques ou offrent des préparations intensives pour les concours d’accès tardifs. Leur part reste marginale mais leur progression +7,7 % suggère une demande croissante pour des offres complémentaires.

    6. Première et deuxième année : le rôle des redoublements

    À la rentrée 2024, 43 400 étudiants ont intégré une CPGE pour la première fois en première année, un flux entrant en hausse de +4,9 %. La deuxième année progresse encore plus vite (+6,2 %), portée principalement par l’augmentation des redoublements :

    • Plus de 6 500 étudiants ont redoublé leur deuxième année de CPGE en 2024-2025, soit +9,6 % par rapport à l’année précédente.
    • La hausse des redoublements est asymétrique selon le genre : +12,2 % chez les hommes, +4,7 % chez les femmes.

    Le redoublement de la deuxième année (dite « carré » en prépa scientifique) est une stratégie délibérée : elle permet de se représenter aux concours avec un meilleur dossier et de viser des écoles plus sélectives. La forte hausse des redoublements masculins peut indiquer une stratégie de montée en gamme dans le contexte d’un marché des grandes écoles perçu comme de plus en plus concurrentiel.

    7. Sélectivité des concours : de Polytechnique à la BCE commerciale

    La CPGE n’est pas une fin en soi : elle est un sas vers les grandes écoles, dont l’accès passe par des concours nationaux. Les taux d’admission réels sont souvent mal connus des futurs préparationnaires. En voici les données clés pour les principaux concours :

    Filière scientifique

    Taux d’admission concours scientifiques — données 2024
    École / Concours Places offertes Taux d’admission indicatif
    École polytechnique (cycle ingénieur) 431 Très élevée (5–15 % des admissibles)
    Centrale-Supélec (filière MP, PC, PSI…) Plusieurs centaines par école Variable selon l’école (5–30 %)
    Lycée Louis-le-Grand filière MPI — taux d’intégrés 85 % (top prépa MPI)
    Admissibilité en filière scientifique (toutes prépas) > 90 % dans chaque filière

    Il est important de distinguer le taux d’admissibilité (passage de l’écrit à l’oral) du taux d’admission définitive. Un taux d’admissibilité supérieur à 90 % dans une filière signifie que la plupart des candidats ont accès à une oral dans au moins une école ; mais l’admission définitive dans les écoles les plus prisées reste réservée à un vivier beaucoup plus restreint. Pour l’École polytechnique, seuls 431 étudiants français sont admis chaque année en cycle ingénieur, dans un pays qui compte plus de 54 000 préparationnaires scientifiques.

    Source : Statistiques d’admission École polytechnique.

    Filière économique et commerciale (BCE)

    La Banque Commune d’Épreuves (BCE) centralise les admissions dans les grandes écoles de management (HEC Paris, ESSEC, ESCP, EM Lyon, EDHEC, Audencia, etc.) pour les filières commerciales. Les données 2024 donnent une image claire de la sélectivité :

    Sélectivité BCE — données 2024
    École Places offertes Taux d’admission / BCE
    HEC Paris 380 4 %
    ESSEC Business School 430 6 %
    Centres de préparation ECG — taux d’admission définitif global 87,1 % (2025, une intégration dans au moins 1 école)

    Ces chiffres illustrent un paradoxe apparent : 87 % des candidats à la BCE intègrent une école du programme, mais seulement 4 % accèdent à HEC Paris. La distribution très inégale des admissions au sein du groupe BCE reflète les hiérarchies institutionnelles réelles du marché du travail. Pour aller au-delà et comprendre comment les salaires et les perspectives d’insertion professionnelle se distribuent entre grandes écoles, notre dossier sur le classement des meilleurs masters en France 2026 offre des points de repère utiles.

    8. Origine sociale : un enjeu de démocratisation toujours ouvert

    Les CPGE restent le passage obligé vers les grandes écoles les plus sélectives, mais leur recrutement social pose question depuis plusieurs décennies. Voici ce que les données disponibles permettent d’établir avec certitude :

    • Plus d’un étudiant en CPGE sur deux — dans toutes les filières (sauf économique, où c’est 47,6 %) — est issu d’une famille de cadres et professions intellectuelles supérieures (catégorie INSEE), selon les données pluriannuelles MESR.
    • Les enfants d’ouvriers ne représentent que 7 % des effectifs CPGE, alors qu’ils constituent une part bien plus importante des lycéens bacheliers.
    • En CPGE scientifique, la proportion de boursiers sur critères sociaux masculins est de 27 %. Les étudiants boursiers sont statistiquement moins enclins à choisir une prépa scientifique (6,9 %) que les non-boursiers (9,8 %), souvent pour des raisons liées à leur environnement scolaire et à la représentation de soi.
    Rappel méthodologique : ces données sur l’origine sociale proviennent de séries pluriannuelles du MESR et de rapports du Cnesco. Les chiffres exacts varient selon les années de référence et les périmètres ; ils sont présentés ici comme ordres de grandeur consolidés, non comme photographie exacte de la seule rentrée 2024-2025.

    Ce déséquilibre social est au cœur des débats sur la réforme des grandes écoles. Des dispositifs existent — cordées de la réussite, classes prépa égalité des chances, bourses sur critères sociaux en CPGE — mais leur impact à grande échelle reste difficile à mesurer précisément. La question de la démocratisation de l’accès aux grandes écoles rejoint celle du financement des études supérieures : comprendre les aides financières disponibles pour les étudiants en France 2026-2027 (APL, CROUS, CSS) est une première étape concrète pour les familles concernées.

    9. Après la CPGE : quelles débouchés au-delà des grandes écoles ?

    La CPGE mène aux grandes écoles, mais pas exclusivement. Le système français offre plusieurs voies de sortie :

    Intégration dans une grande école

    C’est la voie reine. Selon la filière et le rang de l’étudiant dans les concours, il peut rejoindre une école d’ingénieurs (Polytechnique, Mines, Ponts, Centrale, INSA…), une école de management (HEC, ESSEC, ESCP…), une ENS (Paris, Lyon, Paris-Saclay, Rennes), ou une école de commerce régionale.

    Admission en licence universitaire (Passerelles)

    Un étudiant qui n’intègre pas d’école peut candidater en deuxième ou troisième année de licence à l’université via les procédures de passerelle. Cette voie est souvent sous-estimée : les compétences méthodologiques acquises en CPGE sont un atout réel dans un cursus universitaire sélectif. L’analyse de l’insertion professionnelle des docteurs en France 2024 montre que la voie universitaire longue (master + doctorat) peut offrir des perspectives comparables dans plusieurs disciplines.

    Intégration en licence 2 ou 3 dans un IUT ou lycée technique

    Possible pour certains profils de filière TSI ou PT, avec des passerelles vers des BTS ou des DUT complétés en un an.

    Reconversion ou réorientation

    La CPGE développe des compétences transversales — rigueur analytique, gestion de la charge de travail, expression écrite et orale — qui sont valorisées dans de nombreux contextes professionnels, bien au-delà des grandes écoles.

    FAQ — Questions fréquentes sur les CPGE en France

    Combien y a-t-il d’étudiants en CPGE en France en 2025 ?

    À la rentrée 2024-2025, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) accueillent 86 900 étudiants en France, selon la Note Flash SIES n° 03 publiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en février 2025. C’est le niveau le plus élevé jamais enregistré, en hausse de +5,5 % par rapport à la rentrée 2023-2024.

    Quelles sont les trois grandes filières des CPGE ?

    Les CPGE se divisent en trois filières principales : la filière scientifique (MP, PC, PSI, PT, BCPST, TSI, MPI…), qui regroupe 62 % des effectifs soit environ 54 000 étudiants ; la filière économique et commerciale (ECG, ECS), qui en représente 23 % soit 19 900 étudiants ; et la filière littéraire (BL, A/L, HK…), qui en représente 15 % soit 13 000 étudiants.

    Quelle est la part des femmes dans les CPGE ?

    Les femmes représentent 40 % des étudiants en CPGE en 2024-2025. Cette moyenne masque de fortes disparités : environ 70 % en filière littéraire, environ 45-47 % en filière économique et commerciale, et seulement environ 30 % en filière scientifique. Leur nombre a progressé de +6,1 % en première année, légèrement plus vite que la moyenne générale.

    Quel est le taux d’admission à HEC Paris depuis une CPGE ?

    HEC Paris admet environ 380 étudiants par an via la Banque Commune d’Épreuves (BCE), ce qui représente un taux d’admission de 4 % des candidats à la BCE. L’ESSEC Business School admet quant à elle environ 430 étudiants, soit un taux d’environ 6 %. En revanche, la très grande majorité des candidats (environ 87 %) intègre au moins une école du programme BCE, les places étant simplement réparties de façon très inégale selon le prestige des établissements.

    Combien coûte une CPGE en France ?

    Dans les établissements publics — qui accueillent 98 % des étudiants en CPGE — les frais de scolarité sont ceux de l’enseignement public, alignés sur les droits d’inscription universitaires nationaux (entre 170 € et 601 € par an selon le cycle, hors CVEC). La CPGE est donc l’une des formations les plus sélectives mais aussi les moins coûteuses de l’enseignement supérieur français, puisqu’elle est financée par l’État dans le cadre des lycées publics.

    La CPGE est-elle accessible via Parcoursup ?

    Oui. Depuis la réforme Parcoursup (ex-APB), toutes les formations post-bac dont les CPGE sont accessibles via la plateforme nationale. Les lycéens formulent des vœux pour des classes préparatoires spécifiques, et les lycées sélectionnent les candidats sur dossier (notes, avis du conseil de classe). Les taux d’acceptation varient très fortement selon la réputation du lycée et la filière visée.

    Que devient-on après une CPGE sans intégrer une grande école ?

    Un étudiant sorti de CPGE sans intégrer une grande école a plusieurs options : postuler en deuxième ou troisième année de licence à l’université via les passerelles (procédure possible dans de nombreuses universités), rejoindre un IUT ou un lycée technique en licence professionnelle, ou se réorienter vers d’autres formations. Les compétences analytiques et méthodologiques acquises en prépa sont reconnues et valorisées dans ces cursus.

    Pourquoi les effectifs CPGE ont-ils rebondi en 2024 après cinq ans de baisse ?

    Plusieurs facteurs expliquent ce rebond. La réforme de la filière ECG en 2021 a renforcé l’attractivité des prépas commerciales (+8,3 % en 2024-2025). La création de la filière MPI (Mathématiques-Physique-Informatique) a capté de nouveaux profils numériques. Plus généralement, la prime salariale des grandes écoles reste robuste sur le marché du travail, et Parcoursup a amélioré la lisibilité du processus d’admission. Ces dynamiques convergent pour expliquer le rebond historique de la rentrée 2024.

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  • Crise du logement étudiant en France 2025 : 1 place CROUS pour 17 étudiants — les chiffres

    Crise du logement étudiant en France 2025 : 1 place CROUS pour 17 étudiants — les chiffres

    Crise du logement étudiant en France 2025 : 1 place CROUS pour 17 étudiants — les chiffres

    174 000 places CROUS pour 2,94 millions d’étudiants. Ce rapport — 1 logement social pour 17 étudiants — résume à lui seul la pénurie structurelle qui pèse sur les études supérieures françaises. Entre 2000 et 2022, la population étudiante a progressé de 36 %, tandis que le parc CROUS n’a augmenté que de 15 %. En 2025, avec un loyer privé moyen de 693 €/mois à l’échelle nationale — et jusqu’à 917 €/mois à Paris — le logement est devenu le premier poste de dépenses des étudiants et l’un des facteurs documentés de décrochage universitaire. Ce dossier compile l’ensemble des données vérifiées disponibles sur les statistiques logement étudiant France 2025 CROUS pour comprendre l’étendue du problème et ses conséquences.

    Réponse rapide : En 2025, le réseau CROUS dispose d’environ 174 000 logements pour 2,94 millions d’étudiants, soit un ratio de 1 place pour 17 étudiants. Le parc couvre seulement 7 % des besoins en hébergement social. Le loyer privé moyen s’établit à 693 €/mois au niveau national, contre 917 €/mois à Paris. Seules 2 805 nouvelles places ont été livrées en 2024.

    Le ratio 1 pour 17 : genèse et mesure de la pénurie

    Le chiffre d’1 chambre CROUS pour 17 étudiants a été mis en circulation lors de la rentrée 2022 sur la base des données officielles du réseau CNOUS. Il résulte d’une comparaison directe entre le parc CROUS (174 000 logements) et les effectifs de l’enseignement supérieur (2,94 millions d’étudiants). Ce ratio constitue une mesure de la couverture théorique maximale : si l’intégralité des places était allouée à des nouveaux entrants, seul 1 étudiant sur 17 pourrait en bénéficier.

    La dégradation de ce ratio est documentée sur le long terme. En 2000, la population étudiante s’établissait à 2,16 millions pour un parc CROUS d’environ 150 000 places — soit déjà 1 place pour 14 étudiants. Deux décennies plus tard, la croissance asymétrique entre effectifs étudiants (+36 %) et création de logements sociaux (+15 %) a aggravé le déficit. Un rapport de 2007 avait identifié un besoin de 39 000 places supplémentaires ; entre 2007 et 2021, seules 19 700 places ont été créées, couvrant à peine la moitié de l’objectif identifié à l’époque.

    Le réseau CROUS ne couvre aujourd’hui que 7 % des besoins en hébergement social étudiant. Plus de 70 % des jeunes de moins de 25 ans qui ne vivent plus chez leurs parents se logent dans le parc privé, avec des conséquences directes sur leur budget mensuel. La dimension socioéconomique de cette inégalité d’accès est mesurable : les étudiants des milieux les plus modestes, qui devraient être les premiers bénéficiaires des logements CROUS, sont aussi ceux qui subissent le plus fortement la tension du marché privé faute de places sociales disponibles.

    Reportage France 3 Grand Est : la galère du logement étudiant à Strasbourg, CROUS en tension

    Offre CROUS 2024 : nouvelles livraisons et rénovations

    Selon le rapport d’activité 2024 du réseau des CROUS (lescrous.fr), 2 805 nouvelles unités de logement ont été livrées au cours de l’exercice, réparties entre 1 430 places construites et 1 375 places prises à bail. Sur la période 2020-2024, le réseau a livré 9 622 unités au total, soit une moyenne de 1 924 par an. Ce rythme reste structurellement insuffisant : pour rattraper le déficit et répondre à la croissance des effectifs, le réseau devrait livrer entre 4 000 et 5 000 places par an selon les projections du CNOUS.

    Parmi les projets emblématiques de 2024 figurent la résidence Dumont d’Urville à Nice-Toulon (200 studios) et les Écuries Malaquais à Versailles (57 chambres). En parallèle des constructions neuves, 1 052 places ont été rénovées en 2024, portant le total des réhabilitations sur cinq ans à 13 363 unités. Le réseau a par ailleurs automatisé 47 % des attributions lors des phases prioritaires, soit environ 47 500 logements alloués via le processus dématérialisé.

    Sur le plan financier, les recettes locatives ont atteint 592 millions d’euros en 2024 (+4,3 % par rapport à 2023), mais les charges d’exploitation se sont établies à 619 millions d’euros, maintenant le taux de couverture à 95,7 %. La tension budgétaire structurelle du réseau limite sa capacité d’investissement dans de nouvelles constructions, ce qui explique en partie la lenteur des livraisons. Pour comprendre le coût global des études, ces données sur le logement social s’articulent avec le coût moyen d’un master en France en 2026 (frais, CVEC et logement).

    Loyers privés 2025 : moyennes nationales et disparités régionales

    L’analyse du marché locatif privé étudiant réalisée par LocService.fr sur la période mai 2024–mai 2025 (environ 160 000 offres et demandes) établit un budget mensuel moyen de 693 € pour un étudiant cherchant un logement en France. Cette moyenne masque des écarts considérables selon la géographie et le type de bien.

    Loyers mensuels moyens par type de logement — France, mai 2024–mai 2025 (LocService.fr)
    Type de logement Surface moyenne Loyer moyen (€/mois)
    Chambre étudiante 14 m² 466 €
    Studio 23 m² 559 €
    T1 (appartement 1 pièce) 30 m² 556 €
    T2 (appartement 2 pièces) 42 m² 745 €

    La fracture géographique est particulièrement marquée. Le budget moyen en Île-de-France atteint 855 €/mois, et monte à 917 €/mois pour Paris seule. À l’opposé, des villes comme Limoges, Pau ou Le Mans permettent de louer un studio pour moins de la moitié du prix parisien. Sur l’ensemble des villes universitaires suivies, 8 des 10 villes les plus chères se situent en Île-de-France.

    La progression annuelle des loyers reste modérée mais constante : les studios ont augmenté de 9 €/mois (+1,6 %) sur un an, tandis que les T2 progressaient de 2 €/mois (+0,3 %). Environ 73 % des grandes villes universitaires ont enregistré des hausses supérieures à 1 %. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte où les frais de scolarité des universités françaises en 2026 ont également progressé dans les établissements privés, comprimant davantage les budgets disponibles.

    Demande et tensions géographiques

    La demande de logement étudiant est fortement concentrée géographiquement. L’Île-de-France capte à elle seule 28 % de la demande nationale, dont 15,1 % pour Paris intra-muros. Viennent ensuite Lyon (7,83 %), Montpellier (4,69 %) et Toulouse (4,42 %). Cette concentration amplifie les effets de la pénurie dans les territoires à forte densité universitaire.

    Répartition de la demande de logement étudiant par zone — France 2025 (LocService.fr)
    Zone Part de la demande nationale Budget moyen mensuel
    Paris (intra-muros) 15,1 % 917 €
    Île-de-France (hors Paris) 12,9 % 855 € (moy. IDF)
    Lyon 7,83 % — (tension élevée)
    Montpellier 4,69 % 632 € (moy. province)
    Toulouse 4,42 % 632 € (moy. province)

    Les marchés de Lyon et Rennes présentent les niveaux de tension locative les plus élevés de France, avec un nombre de candidats par logement disponible nettement supérieur à la moyenne nationale. Cette pression se traduit concrètement par des délais de recherche allongés et des phénomènes de surenchère sur les dossiers de location.

    Du côté des garanties locatives, les parents restent garants dans 84 % des cas. Le dispositif Visale, géré par Action Logement, couvre 10 % des dossiers étudiants, un chiffre en progression de 2 points d’une année sur l’autre. 65 % des étudiants chercheurs de logement ciblent en priorité les studios ou T1, et 18 % souhaitent un T2 (colocation ou couple). La moitié des demandeurs exige un logement meublé.

    Conséquences sociales : précarité, santé et décrochage

    La pénurie de logements abordables a des répercussions documentées sur la trajectoire universitaire et la santé des étudiants. Les données de qualité de vie font apparaître que les résidents CROUS, bien qu’ayant accès à des loyers sociaux, signalent davantage de difficultés liées à l’exiguïté du logement que leurs homologues en logement privé : 56 % déclarent manquer d’espace (contre 28 % dans d’autres types de logement), 19 % mentionnent des conditions sanitaires insuffisantes (contre 14 %) et 19 % des problèmes d’accessibilité (contre 9 %).

    Pour les étudiants rejetés du parc social et contraints au marché privé, le poids financier est direct. Un étudiant boursier de l’échelon 5 perçoit une bourse annuelle d’environ 5 700 €, soit 475 €/mois. Face à un loyer privé moyen de 559 €/mois pour un studio, le reste à charge après loyer est négatif avant même d’intégrer les autres dépenses courantes. Cette pression budgétaire est l’un des facteurs contribuant au burnout étudiant en master, dont les données 2026 montrent une prévalence en hausse.

    Les liens entre précarité résidentielle et santé mentale sont également établis dans la littérature académique. L’impossibilité de se loger correctement génère un stress chronique qui interfère avec la capacité de concentration et de travail. Les données OVE sur la santé mentale des étudiants en phase de rédaction confirment que l’instabilité résidentielle figure parmi les facteurs de risque identifiés pour l’abandon en cours d’année.

    La dimension d’équité sociale mérite d’être soulignée : moins de 17 % des jeunes de moins de 25 ans vivant hors du domicile parental accèdent au logement social (CROUS ou autre). Cette faible couverture touche de manière disproportionnée les étudiants aux revenus familiaux les plus modestes, aggravant les inégalités déjà mesurées dans la répartition socioéconomique dans l’enseignement supérieur français.

    📊

    Marché du logement étudiant France 2025 — données complètes
    Loyers par ville, types de logement, évolution 2019–2025 · LocService.fr

    Source : LocService.fr — Analyse du marché du logement étudiant France 2025

    Tableau comparatif : CROUS vs marché privé

    Pour poser les enjeux de manière synthétique, le tableau ci-dessous compare les principales caractéristiques du logement CROUS et du marché privé étudiant en France en 2025.

    Logement CROUS vs marché privé étudiant — France 2025
    Critère Logement CROUS Marché privé (national)
    Nombre de places disponibles ~174 000 Marché ouvert
    Part des étudiants couverts ~7 % ~70 % (hors parents)
    Loyer mensuel moyen (studio/chambre) ~250–350 € 466–559 €
    Budget mensuel moyen étudiant Subventionné 693 € (national), 917 € (Paris)
    Nouvelles livraisons 2024 2 805 places
    Ratio offre/demande 1 place pour 17 étudiants Tension élevée dans 73 % des villes

    La lecture de ce tableau met en évidence le fossé entre l’offre sociale et les besoins réels. Même en incluant les logements CROUS dans l’équation, l’écrasante majorité des étudiants français doit se positionner sur un marché privé tendu, dont les prix ont progressé régulièrement depuis 2020. Pour une analyse complète des dépenses liées aux études, le dossier sur le coût moyen d’un master en France 2026 détaille la ventilation entre frais d’inscription, CVEC et logement.

    Les pistes d’amélioration structurelle évoquées par le réseau CNOUS et les acteurs politiques convergent vers une cible de 4 000 à 5 000 livraisons CROUS par an — soit le double du rythme actuel — et un renforcement du parc via des partenariats avec les bailleurs sociaux et les collectivités territoriales. Une cartographie des besoins en hébergement était prévue pour le printemps 2025, dont les conclusions devraient orienter les investissements des prochaines années.

    Point méthode : Les statistiques sur les loyers proviennent de l’analyse LocService.fr portant sur ~160 000 offres et demandes (mai 2024–mai 2025). Le ratio 1 pour 17 et les données de couverture sont issus du rapport L’Étudiant / données CNOUS 2022. Les chiffres de livraisons CROUS proviennent du rapport d’activité 2024 publié sur lescrous.fr. Aucun chiffre de ce dossier n’est estimatif ou reconstruit.

    FAQ

    Combien y a-t-il de logements CROUS en France en 2025 ?

    Le réseau CROUS dispose d’environ 174 000 logements répartis sur l’ensemble du territoire français. Ce chiffre inclut les constructions neuves livrées progressivement depuis 2000, dont 2 805 unités supplémentaires livrées en 2024 seul. Le parc a crû de 15 % entre 2000 et 2022, un rythme insuffisant face à la hausse de 36 % des effectifs étudiants sur la même période.

    Quel est le loyer moyen d’un étudiant en France en 2025 ?

    Selon l’analyse LocService.fr portant sur mai 2024–mai 2025, le budget mensuel moyen d’un étudiant cherchant un logement est de 693 €. Ce montant varie fortement selon la géographie : 855 €/mois en Île-de-France, 917 €/mois à Paris, et 632 €/mois en province. Par type de bien, une chambre coûte en moyenne 466 €/mois, un studio 559 €/mois et un T2 745 €/mois.

    Quelle proportion d’étudiants accède à un logement CROUS ?

    Le parc CROUS couvre environ 7 % des besoins en hébergement social étudiant. Avec 174 000 places pour 2,94 millions d’étudiants, le ratio théorique est de 1 logement social pour 17 étudiants. Plus de 70 % des jeunes de moins de 25 ans ne vivant plus chez leurs parents doivent se tourner vers le marché locatif privé, soumis à des tensions importantes dans les grandes villes universitaires.

    Comment a évolué la pénurie de logements étudiants depuis 2000 ?

    Entre 2000 et 2022, le ratio s’est dégradé : il était de 1 place CROUS pour 14 étudiants en 2000, et est passé à 1 pour 17 en 2022. La population étudiante a augmenté de 36 % (de 2,16 à 2,94 millions) tandis que le parc CROUS progressait de 15 % seulement (de 150 000 à 174 000 places). Un rapport de 2007 avait identifié un besoin de 39 000 places supplémentaires ; entre 2007 et 2021, seules 19 700 ont été réellement créées.

    Quelles villes universitaires connaissent les tensions locatives les plus fortes ?

    Lyon et Rennes présentent les niveaux de tension locative les plus élevés parmi les grandes villes universitaires françaises, avec un nombre de candidats par logement disponible supérieur à la moyenne. L’Île-de-France concentre 28 % de la demande nationale, avec Paris capturant à elle seule 15,1 %. Sur l’ensemble des grandes villes universitaires suivies, 73 % ont enregistré des hausses de loyer supérieures à 1 % sur un an.

    Combien de nouvelles places CROUS ont été livrées en 2024 ?

    Selon le rapport d’activité 2024 du réseau CROUS, 2 805 nouvelles unités de logement ont été livrées en 2024 : 1 430 places construites et 1 375 places prises à bail. Sur la période 2020–2024, le total atteint 9 622 unités livrées, soit une moyenne annuelle de 1 924. Le CNOUS vise à terme un rythme de 4 000 livraisons par an pour commencer à réduire le déficit structurel.

    Le logement a-t-il un impact sur le décrochage universitaire ?

    La précarité résidentielle est identifiée comme un facteur de risque pour l’abandon universitaire. Des données de santé étudiante montrent que l’instabilité de logement génère un stress chronique qui altère les capacités de travail et de concentration. Les étudiants contraints à des logements exigus ou éloignés de leur université consacrent davantage de temps et de ressources aux trajets et à la gestion quotidienne, au détriment de leur parcours académique. Le DSE CROUS 2026-2027 est accessible via le calendrier officiel pour les candidats souhaitant déposer un dossier de logement social.

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