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  • Le mémoire de géomètre-expert (DPLG) en 2026 : 150 000 signes, et un sujet qui doit tenir dans le 1°

    Le mémoire de géomètre-expert (DPLG) en 2026 : 150 000 signes, et un sujet qui doit tenir dans le 1°

    Le mémoire du diplôme de géomètre-expert foncier DPLG fait environ 150 000 signes hors infographie, annexes et bibliographie. Mais la contrainte qui élimine le plus de sujets n’est pas la longueur : c’est que le mémoire doit se rapporter principalement aux activités du 1° de l’article 1er de la loi de 1946 — le bornage et la définition des limites — et non aux activités d’aménagement du 2°.

    C’est la distinction que beaucoup de candidats découvrent tard, parce qu’elle ne saute pas aux yeux : les deux alinéas décrivent le même métier, et un seul ouvre le champ du mémoire.

    Le texte applicable a changé deux fois en 2025

    Avant tout, une mise en garde de méthode. Le diplôme est régi par le décret n° 2010-1406 du 12 novembre 2010, modifié coup sur coup par le décret n° 2025-238 du 13 mars 2025 puis par le décret n° 2025-1150 du 29 novembre 2025. Les modalités, elles, relèvent de l’arrêté du 8 décembre 2015 — dont l’article 1er a été modifié par un arrêté du 13 mars 2025 et l’article 3, celui qui décrit le mémoire, par un arrêté du 29 novembre 2025.

    Autrement dit : l’article qui définit votre mémoire est en vigueur dans sa version actuelle depuis le 1er décembre 2025. Toute fiche méthodologique antérieure — et il en circule qui renvoient encore à l’arrêté du 1er février 2011, remplacé depuis dix ans — décrit un cadre qui n’est plus le bon. Vérifiez la version consolidée avant de vous fier à un plan type ; si vous devez ensuite citer ces textes dans votre mémoire, notre guide sur la manière de citer une loi ou un arrêté donne les conventions.

    Plan parcellaire roulé posé à côté d'un mètre ruban sur une table en bois
    Le mémoire s’adosse aux travaux réellement exécutés pendant le stage, pas à un sujet choisi hors sol.

    Ce que l’arrêté impose, mot pour mot

    L’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015, dans sa version en vigueur, pose que le mémoire :

    « se rapporte à l’exercice du métier de géomètre-expert, principalement aux activités décrites au 1° de l’article 1er de la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 »

    et qu’il est « d’environ 150 000 signes hors infographie, annexes et bibliographie », se présentant « sous la forme d’un exposé structuré autour d’une problématique définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant ».

    Sur la soutenance, le texte est tout aussi précis : « La soutenance du mémoire par le candidat dure vingt minutes maximum. Elle est suivie d’un échange avec le jury d’une durée de trente minutes maximum. »

    Le 1° et le 2° : la ligne de partage qui décide de votre sujet

    L’article 1er de la loi du 7 mai 1946, dans sa rédaction en vigueur depuis le 16 décembre 1987, distingue deux blocs d’activité.

    Le couvre « les études et les travaux topographiques qui fixent les limites des biens fonciers et, à ce titre, lève et dresse […] les plans et documents topographiques concernant la définition des droits attachés à la propriété foncière, tels que les plans de division, de partage, de vente et d’échange des biens fonciers, les plans de bornage ou de délimitation de la propriété foncière ».

    Le couvre « les études, les documents topographiques, techniques et d’information géographique dans le cadre des missions publiques ou privées d’aménagement du territoire » ainsi que « toutes opérations techniques ou études sur l’évaluation, la gestion ou l’aménagement des biens fonciers ».

    C’est le 1° qui constitue le monopole de la profession — la partie que seul un géomètre-expert peut exercer. Et c’est à lui que l’arrêté rattache « principalement » le mémoire.

    Type de sujet Alinéa Recevable comme sujet principal ?
    Traitement des limites incertaines en bornage amiable Oui
    Division en volumes et définition des droits attachés Oui
    Preuve de la limite : titres, possession, éléments matériels Oui
    Méthodologie de délimitation du domaine public Oui
    Optimisation d’un flux de production topographique Non, sauf à le rattacher au 1°
    Modélisation BIM ou SIG pour une collectivité Non, sauf à le rattacher au 1°
    Évaluation ou gestion d’un patrimoine foncier Non, sauf à le rattacher au 1°

    Le mot « principalement » laisse une marge réelle : un sujet technique du 2° reste défendable s’il est construit pour répondre à une question de définition des droits fonciers. Ce qui ne passe pas, c’est le mémoire qui traite un outil pour lui-même. Un travail sur la donnée géographique pour l’aménagement relève d’une autre logique — c’est plutôt le terrain du mémoire de géographie et d’aménagement du territoire, dont les attendus n’ont rien à voir avec ceux d’un diplôme d’exercice.

    150 000 signes : ce que cela représente vraiment

    L’arrêté raisonne en signes, pas en pages — un choix cohérent pour une profession dont les productions comportent beaucoup de figures. À raison de 1 500 à 1 800 signes par page selon la mise en page retenue, 150 000 signes représentent de l’ordre de 83 à 100 pages de texte ; cette conversion est un calcul, pas une valeur publiée par le texte, et c’est le nombre de signes qui fait foi.

    La triple exclusion mérite qu’on s’y arrête : hors infographie, hors annexes et hors bibliographie. L’infographie sortie du décompte est une particularité notable — vos plans, coupes, schémas de bornage et illustrations techniques ne consomment pas votre quota. Vous n’avez donc aucune raison de rogner sur l’appareil graphique, qui est précisément là où se démontre la compétence technique. Sur la frontière entre corps et annexes, les règles générales du comptage des annexes dans la pagination restent un bon repère.

    Borne de délimitation en pierre plantée dans l'herbe à l'angle d'une parcelle
    Le 1° de l’article 1er — fixer les limites des biens fonciers — est le cœur du monopole, et le champ naturel du mémoire.

    Une problématique à trois voix

    L’arrêté ne dit pas que la problématique est choisie par le candidat : il dit qu’elle est « définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant ». Deux validateurs, deux exigences distinctes — l’une professionnelle, l’autre scientifique et juridique.

    La conséquence pratique est un calendrier : un sujet arrêté seul, puis soumis, se heurte presque toujours à l’une des deux exigences. Mieux vaut faire circuler deux ou trois formulations concurrentes tôt, pendant que les travaux de stage peuvent encore infléchir le corpus. Notre méthode pour formuler une problématique de mémoire s’applique ici avec une contrainte de plus : la question doit rester dans le champ du 1°.

    À cela s’ajoute le carnet de stage. L’article 1er de l’arrêté prévoit que le maître de stage y consigne ses observations sur les activités et les aptitudes professionnelles du candidat, et que ce carnet « constitue un des éléments d’appréciation et de validation du stage ». Il existe donc, comme pour la HMONP, un document que vous n’écrivez pas et qui décrit votre travail. Les unités de formation, elles, doivent être acquises « impérativement dans la période de stage ».

    Trois tentatives, cinq ans, et un point de départ décalé

    L’arrêté prévoit que le mémoire peut être présenté à trois reprises au cours des cinq années qui suivent la délivrance des certificats, ce délai courant « à compter du 1er janvier de l’année civile qui suit » cette délivrance.

    Ce décalage est favorable et souvent mal lu : le compte à rebours ne démarre pas le jour de l’obtention de vos certificats, mais au 1er janvier suivant. Selon le moment de l’année où vous les obtenez, cela représente plusieurs mois qui ne sont pas décomptés.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas vos travaux de terrain. Le mémoire s’adosse aux opérations que vous avez exécutées ou auxquelles vous avez participé pendant votre stage. Sans ce matériau, il n’y a pas de mémoire — il y a une synthèse documentaire, et un jury de géomètres-experts fait la différence en quelques questions.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui vous interroge trente minutes sur des dossiers que vous êtes censé avoir traités.
    • Tesify ne valide pas votre sujet. Cette validation appartient au maître de stage et à l’enseignant, et elle est prévue par le texte.

    Ce que l’outil fait, une fois vos opérations documentées : tenir la longueur sans délayer sur 150 000 signes, garder la problématique du côté du 1° quand la tentation technique tire vers le 2°, et vérifier que chaque affirmation juridique renvoie au texte en vigueur plutôt qu’à une version abrogée. Ce qu’il produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez, vingt minutes durant, devant des praticiens.

    Cadrez votre mémoire de DPLG avec Tesify — après avoir vérifié la version de l’arrêté applicable à votre session.

    FAQ — Le mémoire du diplôme de géomètre-expert DPLG

    Quelle est la longueur du mémoire de géomètre-expert ?

    Environ 150 000 signes, hors infographie, hors annexes et hors bibliographie, selon l’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015. Le texte raisonne en signes et non en pages ; c’est le nombre de signes qui fait foi.

    Sur quoi le mémoire doit-il porter ?

    Sur l’exercice du métier de géomètre-expert, et principalement sur les activités décrites au 1° de l’article 1er de la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 : les études et travaux topographiques qui fixent les limites des biens fonciers, les plans de division, de partage, de bornage ou de délimitation de la propriété foncière.

    Un sujet d’aménagement ou de SIG est-il recevable ?

    Les activités d’aménagement, d’évaluation et de gestion relèvent du 2° de l’article 1er, alors que l’arrêté rattache le mémoire « principalement » au 1°. Un sujet technique reste défendable s’il est construit pour répondre à une question de définition des droits fonciers, mais un travail sur un outil pour lui-même s’expose à un refus.

    Combien de temps dure la soutenance ?

    Vingt minutes maximum pour la soutenance, suivies d’un échange avec le jury d’une durée de trente minutes maximum, conformément à l’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015.

    Combien de fois peut-on présenter le mémoire ?

    À trois reprises au cours des cinq années qui suivent la délivrance des certificats. Le délai court à compter du 1er janvier de l’année civile qui suit cette délivrance, et non du jour de l’obtention.

    Qui valide la problématique ?

    Elle est définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant. Le texte prévoit donc deux interlocuteurs, l’un professionnel et l’autre pédagogique, et non un choix libre du candidat.

    Le texte applicable a-t-il changé récemment ?

    Oui. L’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015, qui décrit le mémoire, a été modifié par un arrêté du 29 novembre 2025 et est en vigueur dans sa rédaction actuelle depuis le 1er décembre 2025. Le décret n° 2010-1406 a lui-même été modifié deux fois en 2025. Les fiches méthodologiques antérieures peuvent décrire un cadre périmé.

    Qu’est-ce que le carnet de stage ?

    Un document dans lequel le maître de stage consigne ses observations sur les activités et les aptitudes professionnelles du candidat. L’arrêté précise qu’il constitue un des éléments d’appréciation et de validation du stage : il est donc rédigé par un tiers et pèse sur l’évaluation.