Le mémoire du DDEEAS est présenté quinze minutes devant le jury, puis discuté trente minutes. Mais l’échéance qui décide de votre session est bien antérieure : le sujet est déposé à l’inscription et doit obtenir l’agrément du président du jury avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes. Sans cet agrément, vous n’êtes pas autorisé à vous présenter à l’ensemble des épreuves.
C’est une mécanique rare : dans la plupart des examens professionnels, un sujet mal cadré coûte des points. Ici, il coûte la session entière — et il la coûte avant que vous ayez écrit une ligne.
Le texte applicable
Le diplôme de directeur d’établissement d’éducation adaptée et spécialisée est régi par l’arrêté du 19 février 1988 modifié, en vigueur au 5 août 2026. Malgré son ancienneté, il a été retouché à plusieurs reprises — arrêtés du 12 juillet 1990, du 29 juillet 1992, du 18 novembre 1993, du 9 janvier 1995, et en dernier lieu arrêté du 23 décembre 2020.
Cette longévité mérite d’être signalée, parce qu’elle est l’exception dans ce domaine. La plupart des certifications professionnelles françaises sont réécrites tous les quelques années ; celle-ci fonctionne sur une base de 1988 régulièrement amendée. Vérifiez malgré tout la version en vigueur pour votre session : c’est le texte modifié, et non l’original de 1988, qui vous est opposable.
Les trois épreuves
L’article 4 dispose que « l’examen comprend trois épreuves dont les sujets sont en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe » :
| # | Épreuve | Format |
|---|---|---|
| 1 | Épreuve écrite de législation, administration, gestion | Durée : quatre heures |
| 2 | Un exposé suivi d’une interrogation | 15 minutes + 15 minutes |
| 3 | La présentation d’un mémoire | 15 minutes + 30 minutes d’interrogation |
L’article 5 fixe le seuil : une note minimale de 10 sur 20 est exigée à chaque épreuve. Il n’y a donc pas de compensation entre les trois — un écrit de législation solide ne rattrape pas un mémoire faible, et réciproquement.
Notez la dissymétrie de la troisième épreuve : quinze minutes pour présenter, trente minutes pour répondre. C’est le double. Sur les trois épreuves, c’est celle où le jury dispose du plus de temps pour creuser, et de loin.

L’agrément du sujet : la vraie échéance
L’article 4 pose deux obligations que l’on peut manquer sans s’en apercevoir.
La première : « Le sujet du mémoire est déposé lors de l’inscription et soumis à l’approbation du président du jury. » Vous ne choisissez donc pas votre sujet après avoir exploré le terrain — vous l’annoncez au moment où vous vous inscrivez.
La seconde est la plus lourde de conséquences : « Pour être autorisé à se présenter à l’ensemble des épreuves, le candidat doit obtenir l’agrément de son sujet de mémoire avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes d’inscription. »
Lisez bien « l’ensemble des épreuves ». Ce n’est pas la seule épreuve de mémoire qui est conditionnée : c’est l’accès à l’examen. Un sujet refusé ou laissé sans réponse au-delà du délai vous ferme aussi l’écrit de législation et l’exposé.
La conséquence pratique est un calendrier inversé. Le travail utile des premières semaines n’est pas d’écrire, mais de faire valider un intitulé — et d’en avoir un deuxième prêt si le premier ne passe pas. Sur la manière de formuler une question qui tienne, notre méthode pour formuler une problématique de mémoire s’applique, avec une contrainte supplémentaire ici : le sujet doit être « en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe ».
Trois exemplaires, un mois avant, cachet de la poste faisant foi
La seconde échéance est matérielle. Le candidat doit « avoir déposé ou adressé au centre chargé de l’organisation de l’examen au moins un mois avant la date fixée pour la première épreuve, le cachet de la poste faisant foi, trois exemplaires du mémoire réalisé ».
Trois éléments à retenir. Trois exemplaires, donc une impression et une reliure à prévoir, pas un simple envoi de fichier. Un mois avant la première épreuve — c’est-à-dire avant l’écrit de législation, et non avant la soutenance du mémoire : votre date butoir est plus précoce que l’intuition ne le suggère. Et le cachet de la poste faisant foi, ce qui vous protège d’un acheminement lent mais ne pardonne pas un dépôt tardif à la poste.

Ce que ce mémoire n’est pas
Le DDEEAS s’adresse à des personnels qui dirigent — ou se préparent à diriger — un établissement, une section ou un service d’éducation adaptée ou spécialisée. L’objet du mémoire suit : il porte sur la conduite d’un établissement, pas sur la conduite d’une classe.
C’est ce qui le sépare du dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI, qui relève du même univers de l’éducation adaptée mais se place du côté de l’enseignant spécialisé et de sa pratique de classe. Les deux certifications coexistent et ne visent ni le même poste, ni le même écrit : le CAPPEI attend une sélection commentée de documents dans une pagination stricte, le DDEEAS un mémoire soutenu.
Il ne se confond pas davantage avec le mémoire d’élève-directeur de l’EHESP, qui concerne les directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux et relève d’une tout autre filière de formation. Même figure — un futur directeur qui écrit — mais deux ministères, deux écoles et deux régimes d’examen distincts.
Sur le registre, il s’agit d’un mémoire professionnel au sens plein : une analyse de situation débouchant sur des choix argumentés, et non une contribution à la recherche.
Ce que Tesify ne fait pas
- Tesify n’obtient pas l’agrément de votre sujet. C’est une décision du président du jury, et c’est la première chose à sécuriser. Aucun outil ne s’y substitue.
- Tesify ne dirige pas votre établissement à votre place. Ce mémoire s’appuie sur des situations de direction que vous avez conduites ou observées. Sans ce matériau, il n’y a rien à soutenir pendant trente minutes de questions.
- Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui dispose de deux fois plus de temps pour vous interroger que vous n’en avez pour exposer.
Ce que l’outil fait utilement : formuler deux ou trois intitulés de sujet défendables au moment de l’inscription plutôt qu’un seul, rattacher explicitement chaque partie au référentiel de compétences annexé, et tenir le calendrier à rebours de l’envoi des trois exemplaires. Le texte produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez.
Cadrez votre mémoire de DDEEAS avec Tesify — en commençant par le sujet, pas par le plan.
FAQ — Le mémoire du DDEEAS
Quand faut-il déposer le sujet du mémoire ?
Lors de l’inscription. Il est ensuite soumis à l’approbation du président du jury, et l’agrément doit être obtenu avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes d’inscription.
Que se passe-t-il si le sujet n’est pas agréé dans les délais ?
L’arrêté conditionne à cet agrément l’autorisation de se présenter à l’ensemble des épreuves, et non à la seule épreuve de mémoire. Un sujet non agréé dans le délai ferme donc l’accès à l’examen entier pour la session.
Combien d’exemplaires du mémoire faut-il fournir, et quand ?
Trois exemplaires, déposés ou adressés au centre chargé de l’organisation de l’examen au moins un mois avant la date fixée pour la première épreuve, le cachet de la poste faisant foi.
Comment se déroule l’épreuve de mémoire ?
Une présentation de quinze minutes par le candidat, suivie d’une interrogation de trente minutes par le jury.
Quelles sont les trois épreuves du DDEEAS ?
Une épreuve écrite de législation, administration et gestion de quatre heures ; un exposé de quinze minutes suivi d’une interrogation de quinze minutes ; et la présentation du mémoire. Les sujets sont en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe de l’arrêté.
Y a-t-il une compensation entre les épreuves ?
Non. L’article 5 exige une note minimale de 10 sur 20 à chaque épreuve, ce qui exclut qu’une bonne note en rattrape une insuffisante.
L’arrêté de 1988 est-il toujours applicable ?
Oui, dans sa version modifiée, en vigueur en 2026. Il a été amendé notamment en 1990, 1992, 1993, 1995 et, en dernier lieu, par un arrêté du 23 décembre 2020. C’est cette version consolidée qui vous est opposable, et non le texte d’origine.
