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  • Guide du service civique étudiant en France 2026 : missions, indemnité et valorisation ECTS

    Guide du service civique étudiant en France 2026 : missions, indemnité et valorisation ECTS

    Guide du service civique étudiant en France 2026 : missions, indemnité et valorisation ECTS

    Le service civique étudiant en France 2026 attire chaque année des dizaines de milliers de jeunes qui souhaitent s’engager tout en poursuivant ou en interrompant temporairement leurs études. Pourtant, beaucoup ignorent encore les montants exacts de l’indemnité, les conditions réelles de cumul avec un cursus universitaire ou les modalités concrètes pour convertir cette expérience en crédits ECTS. Ce guide compile toutes les informations officielles vérifiées auprès de service-civique.gouv.fr, service-public.fr et etudiant.gouv.fr pour vous permettre de prendre une décision éclairée.

    Que vous envisagiez une année de césure, un engagement en parallèle de vos cours ou simplement une expérience valorisable sur votre CV avant d’entrer sur le marché du travail, le service civique offre un cadre juridique solide, une rémunération défiscalisée et une reconnaissance académique croissante dans les établissements d’enseignement supérieur français.

    En résumé : Le service civique verse une indemnité mensuelle nette de 619,83 € (504,98 € état + 114,85 € organisme d’accueil), portée à 734,78 € pour les boursiers échelon 5 à 7. La mission dure 6 à 12 mois, à raison de 24 heures par semaine en moyenne. Les établissements supérieurs peuvent attribuer des crédits ECTS, inscrire l’engagement au supplément au diplôme ou exempter certaines UE optionnelles.

    Qu’est-ce que le service civique ?

    Le service civique est un engagement volontaire au service de l’intérêt général, créé par la loi du 10 mars 2010. Il s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans (ou jusqu’à 30 ans pour les personnes reconnues handicapées). Aucun diplôme n’est requis. Il n’existe ni lien de subordination ni contrat de travail : le volontaire n’est pas un salarié et l’organisme d’accueil — association, collectivité, établissement public — n’est pas un employeur au sens du droit social.

    C’est précisément cette nature juridique particulière qui distingue le service civique d’un stage ou d’un contrat d’apprentissage : une mission de service civique ne peut en aucun cas remplacer un stage obligatoire inscrit dans une maquette pédagogique. En revanche, elle peut compléter un parcours d’études, s’insérer dans une césure ou être valorisée académiquement de manière facultative.

    Depuis sa création, plus de 700 000 jeunes ont effectué un service civique en France. En 2025-2026, environ 150 000 missions sont proposées chaque année par près de 10 000 organismes agréés sur tout le territoire.

    Conditions d’éligibilité pour les étudiants

    Pour s’engager en service civique, un étudiant doit remplir les conditions suivantes :

    • Âge : avoir entre 16 et 25 ans révolus (30 ans pour les personnes en situation de handicap reconnue).
    • Nationalité : être ressortissant français, d’un pays de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Les ressortissants d’autres pays peuvent s’engager à condition de résider légalement en France depuis au moins un an.
    • Aucun diplôme requis : le niveau d’études n’entre pas en ligne de compte lors de la sélection.
    • Unicité : on ne peut effectuer qu’une seule mission de service civique au cours de sa vie.

    Les étudiants boursiers conservent intégralement leur bourse CROUS pendant toute la durée de la mission. Le service civique n’est pas considéré comme une activité salariée et n’entre donc pas en conflit avec les conditions de versement de la bourse. Pour plus d’informations sur les aides disponibles en parallèle, consultez notre guide complet des aides financières étudiantes en France 2026-2027.

    Indemnité mensuelle : montants officiels 2026

    L’indemnité du service civique est composée de deux parties versées séparément :

    Indemnités mensuelles du service civique — montants 2026
    Composante Montant net Versé par
    Indemnité d’État 504,98 € Agence du service civique (via ASP)
    Prestation complémentaire (repas / transport) 114,85 € Organisme d’accueil
    Total volontaire standard 619,83 €
    Majoration boursier (échelon 5-7) ou bénéficiaire RSA + 114,95 € Agence du service civique
    Total boursier échelon 5-7 734,78 €

    Ces montants sont exonérés d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales salariales. Ils n’entrent pas dans le calcul des droits à la bourse CROUS et n’affectent pas l’éligibilité à la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). L’indemnité est versée mensuellement, généralement au début du mois suivant la période effectuée.

    Majoration outre-mer (mars 2026) : Les volontaires originaires des régions ultramarines qui effectuent leur mission en métropole bénéficient d’une majoration spécifique : +504,98 € nets pour les ressortissants de Guyane, Martinique et Guadeloupe ; +757 € nets pour ceux de La Réunion et Mayotte. Source : service-public.fr, mise à jour du 9 mars 2026.

    Service Civique 2026 — Chiffres clés

    • 875 000+ volontaires depuis 2010
    • 135 000 missions prévues en 2026
    • 10 000+ organismes agréés en France
    • 9 domaines d’intervention (solidarité, santé, environnement…)
    • 619,83 € / mois d’indemnité nette (standard)
    • 56 % des volontaires poursuivent le bénévolat après la mission

    Trouver une mission →

    Source : service-civique.gouv.fr — Agence du Service Civique, données 2026

    Contrairement à la gratification de stage — plafonnée à 4,50 €/heure et soumise à charges sociales au-delà de 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale — l’indemnité du service civique bénéficie d’un régime fiscal et social nettement plus favorable. Pour comparer les deux formules, voir notre article sur le stage master France 2026 : gratification, droits et convention.

    Les 9 domaines de mission

    Le service civique se décline en neuf grands domaines d’intervention, définis par l’Agence du service civique :

    1. Solidarité — accompagnement de personnes âgées ou isolées, aide alimentaire, prévention de l’exclusion.
    2. Santé — sensibilisation aux comportements à risque, appui aux structures hospitalières ou de prévention, promotion du bien-être.
    3. Éducation pour tous — soutien scolaire, médiation dans les établissements, accompagnement à la parentalité.
    4. Culture et loisirs — animation culturelle, accès aux pratiques artistiques, patrimoine, bibliothèques.
    5. Sport — promotion de l’activité physique, encadrement bénévole, événements sportifs, inclusion par le sport.
    6. Environnement — sensibilisation écologique, préservation de la biodiversité, jardins partagés, transition énergétique.
    7. Mémoire et citoyenneté — transmission des valeurs républicaines, travail mémoriel, engagement civique et politique.
    8. Développement international et action humanitaire — coopération internationale, aide au développement, missions à l’étranger.
    9. Intervention d’urgence en cas de crise — soutien aux populations en situation d’urgence, résilience territoriale, protection civile.

    La grande majorité des missions proposées aux étudiants se concentrent sur les domaines Solidarité, Éducation pour tous et Environnement. Les missions à l’international (domaine 8) nécessitent généralement un niveau de langue avancé et sont proposées par des structures comme les Alliances françaises, l’AFD ou des ONG habilitées.

    Cumul avec les études : les trois formules

    Pour un étudiant, trois modalités permettent de concilier service civique et parcours académique :

    1. La césure

    L’étudiant suspend ses études pendant 6 à 12 mois avec l’accord de son établissement. Il conserve son statut étudiant, reste couvert par la sécurité sociale étudiante et retrouve sa place dans la formation à la rentrée suivante. La césure est formalisée par une convention entre l’étudiant, l’établissement et l’organisme d’accueil. Elle est particulièrement adaptée aux missions longues et à temps plein.

    2. Le régime spécial d’études (aménagement de scolarité)

    L’étudiant poursuit ses études tout en effectuant sa mission, à condition de respecter une moyenne de 24 heures de mission par semaine. La souplesse horaire du service civique permet d’adapter le rythme hebdomadaire autour des périodes de cours, d’examens ou de stages. L’établissement est tenu, sur demande écrite du volontaire, de mettre en place des aménagements pédagogiques (reports d’examen, sessions de rattrapage, etc.).

    3. Après les études

    Un étudiant peut choisir d’effectuer son service civique immédiatement après l’obtention de son diplôme, avant d’entrer sur le marché du travail. Cette formule offre davantage de disponibilité pour la mission et permet d’enrichir le CV d’une expérience valorisable lors des entretiens d’embauche.

    Durée et volume horaire : La mission dure entre 6 et 12 mois consécutifs. L’engagement hebdomadaire est de 24 à 48 heures calculées en moyenne mensuelle. Les mineurs ne peuvent être mobilisés plus de 5 jours par semaine ; les majeurs jusqu’à 6 jours maximum. Un volontaire peut faire une pause durant les périodes d’examens dans la limite accordée par l’organisme d’accueil.

    Pour les étudiants qui envisagent de travailler pendant leurs études, la comparaison avec d’autres dispositifs s’impose. Retrouvez les données sur les rémunérations pratiquées dans notre guide sur l’alternance en master France 2026 : salaires, secteurs et démarches.

    Valorisation académique et crédits ECTS

    Depuis 2016, une circulaire ministérielle encourage les établissements d’enseignement supérieur à reconnaître le service civique dans les cursus. En pratique, les modalités varient selon l’établissement, mais plusieurs formes de valorisation académique coexistent :

    Modalités de valorisation académique du service civique
    Forme de reconnaissance Description Automatique ?
    Crédits ECTS Attribution d’unités d’enseignement optionnelles ou électifs avec crédits ECTS Non — sur décision de l’établissement
    Supplément au diplôme Mention de l’engagement dans le document annexé au diplôme De plus en plus systématique
    Points de bonification Majoration de la note globale ou du classement Non — variable
    Dispense d’UE Exonération de certains cours ou stages optionnels après validation de la mission Non — sur demande, après la mission
    Diplôme Universitaire (DU) Certains établissements proposent un DU Engagement citoyen articulé autour du service civique Non — inscription séparée

    Pour bénéficier d’une reconnaissance académique, l’étudiant doit en faire la demande par écrit à son responsable pédagogique avant le début de la mission, afin de convenir des modalités dans un contrat pédagogique. Attendre la fin de la mission pour négocier la validation est une erreur fréquente qui aboutit souvent à un refus.

    La démarche recommandée est la suivante :

    1. Identifier la mission souhaitée sur service-civique.gouv.fr.
    2. Consulter le référent vie étudiante ou le bureau des stages de l’établissement.
    3. Soumettre une demande formelle incluant la fiche de poste de la mission.
    4. Signer le contrat pédagogique avant la signature de l’engagement de service civique.
    5. Après la mission, fournir l’attestation d’accomplissement pour activer la valorisation.

    Le compte engagement citoyen (CEC)

    À l’issue de la mission, le service civique génère automatiquement des droits sur le Compte Personnel de Formation (CPF) via le Compte Engagement Citoyen (CEC). Le volontaire bénéficie d’un crédit de 240 € mobilisable pour financer toute formation éligible au CPF : permis de conduire, certifications professionnelles, langues, etc.

    Ces droits sont crédités dans les deux mois suivant la fin de la mission et restent acquis de façon permanente, même si l’intéressé ne les utilise pas immédiatement. Ils s’ajoutent aux droits CPF acquis dans le cadre d’une activité salariée ultérieure.

    Comment candidater : checklist pas à pas

    La candidature à une mission de service civique se fait exclusivement en ligne sur le portail officiel. Voici la marche à suivre :

    1. Créer un compte sur service-civique.gouv.fr avec une adresse e-mail valide.
    2. Rechercher une mission en filtrant par domaine, localisation, durée et date de début. Les filtres « compatible études » permettent d’identifier les missions avec aménagement horaire.
    3. Candidater directement à l’organisme d’accueil via le portail : lettre de motivation et CV sont généralement demandés.
    4. Passer l’entretien de sélection avec le référent de l’organisme. Le processus est plus souple qu’un recrutement classique mais nécessite de démontrer la motivation pour la mission.
    5. Signer le contrat d’engagement en présence d’un représentant de l’organisme et vérifier que toutes les conditions (durée, horaires, lieu) y figurent explicitement.
    6. Effectuer la formation civique et citoyenne de deux jours obligatoire dans les trois premiers mois de la mission — organisée par l’Agence du service civique.
    7. Déposer la demande de valorisation académique auprès de votre établissement si vous souhaitez des crédits ECTS (voir section précédente).
    Documents à préparer : pièce d’identité, justificatif de domicile de moins de 3 mois, RIB, attestation d’affiliation à la Sécurité sociale, et — pour les boursiers souhaitant la majoration — notification de bourse CROUS indiquant l’échelon.

    Des alternatives existent pour trouver une mission : les services de vie étudiante des universités et grandes écoles, les Centres d’Information et d’Orientation (CIO), les antennes locales de l’Agence du service civique dans les préfectures, et les sites de mise en relation comme Benevolat.com ou France Bénévolat.

    Si vous bénéficiez d’une bourse CROUS et souhaitez optimiser votre budget pendant la mission, notre guide des bourses d’études master en France 2026 détaille toutes les aides cumulables.

    Tableau comparatif : service civique vs stage vs alternance

    Comparatif des trois dispositifs pour les étudiants en France (2026)
    Critère Service civique Stage conventionné Alternance (apprentissage)
    Rémunération mensuelle 619,83 € (indemnité) ≥ 4,50 €/h (gratification) 27 % à 100 % SMIC selon âge/année
    Statut juridique Volontaire (pas salarié) Stagiaire (pas salarié) Salarié en contrat spécifique
    Durée 6–12 mois ≤ 6 mois par année 1–3 ans
    Impôt sur le revenu Exonéré Exonéré dans certaines limites Exonéré sous plafond
    Objectif principal Intérêt général / engagement civique Application des acquis académiques Insertion professionnelle
    Valorisation ECTS Possible (optionnelle) Intégrée au cursus Intégrée au cursus
    Secteur d’accueil Associations, collectivités, État Tous secteurs Tous secteurs

    Le service civique se distingue nettement de l’alternance par son orientation vers le secteur non marchand et l’absence de lien de subordination salariale. Si votre objectif est d’acquérir une expérience professionnelle rémunérée dans le secteur privé tout en finançant vos études, notre guide sur l’alternance master France 2026 sera plus approprié.

    Pour aller plus loin sur toutes les ressources disponibles pour les étudiants, consultez notre guide complet des aides financières étudiantes France 2026-2027 qui recense APL, CSS, aides d’urgence et dispositifs régionaux.

    FAQ

    Peut-on faire un service civique tout en étant étudiant à temps plein ?

    Oui. Il est possible de combiner service civique et études à temps plein grâce à la souplesse des horaires. Le volontaire doit effectuer en moyenne 24 heures de mission par semaine, mais le planning peut être adapté autour des cours, des partiels et des examens. L’établissement est tenu, sur demande écrite, de proposer des aménagements pédagogiques. En revanche, la formule de la césure (suspension des études) est recommandée pour les missions à fort volume horaire ou nécessitant des déplacements réguliers.

    L’indemnité du service civique est-elle imposable ?

    Non. L’indemnité du service civique est totalement exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales salariales. Elle ne doit pas être déclarée dans la rubrique des salaires. Elle n’entre pas non plus dans le calcul des plafonds de ressources pour les bourses CROUS, la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) ou l’APL.

    La majoration boursier s’applique-t-elle automatiquement ?

    Non, elle doit être demandée. Le volontaire doit fournir sa notification de bourse CROUS indiquant l’échelon (5, 6 ou 7) à l’organisme d’accueil et à l’Agence du service civique lors de la signature du contrat. Les bénéficiaires du RSA doivent produire leur attestation de droit en cours de validité. Sans ce justificatif, seule l’indemnité standard de 619,83 € est versée.

    Combien de crédits ECTS peut-on obtenir pour un service civique ?

    Il n’existe pas de barème national uniforme. Chaque établissement fixe librement le nombre de crédits ECTS attribués, s’ils existent. En pratique, les universités qui reconnaissent le service civique accordent généralement entre 3 et 6 ECTS sous forme d’UE optionnelle ou de compétences transversales. Certaines grandes écoles peuvent aller jusqu’à 10-12 ECTS pour une mission longue validée par un rapport d’expérience. La négociation doit impérativement avoir lieu avant le début de la mission, formalisée dans un contrat pédagogique.

    Peut-on effectuer un service civique à l’étranger ?

    Oui, dans le cadre du domaine « Développement international et action humanitaire ». Des missions à l’étranger sont proposées par des organisations agréées disposant de structures internationales (Alliances françaises, ONG habilitées, opérateurs de la coopération française). L’indemnité reste versée mais peut être complétée par des allocations spécifiques liées au pays d’affectation. Les conditions d’éligibilité (nationalité, âge) restent identiques aux missions en France.

    Le service civique peut-il remplacer un stage obligatoire du cursus ?

    Non. La réglementation est formelle sur ce point : une mission de service civique ne peut en aucun cas remplacer un stage obligatoire inscrit dans la maquette pédagogique d’une formation. En revanche, certains établissements acceptent de valider le service civique à la place d’un stage optionnel ou de le prendre en compte pour une unité d’enseignement facultative, à condition que les activités réalisées correspondent aux objectifs pédagogiques définis. Cette valorisation reste toujours soumise à l’accord préalable de l’établissement.

    Peut-on interrompre un service civique en cours de mission ?

    Oui, mais dans des conditions encadrées. La rupture du contrat d’engagement est possible à l’initiative du volontaire ou de l’organisme d’accueil, moyennant un préavis dont la durée est précisée dans le contrat (généralement un à deux mois). En cas de rupture anticipée, les droits CEC ne sont acquis qu’au prorata de la durée accomplie. Une rupture avant le 6e mois peut compromettre la valorisation académique négociée au préalable.

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  • Comment demander une année de césure après Mon Master en 2026

    Comment demander une année de césure après Mon Master en 2026

    Comment demander une année de césure après Mon Master en 2026

    Vous venez d’obtenir une admission sur la plateforme Mon Master et vous souhaitez savoir comment demander une année de césure Mon Master juillet 2026 avant d’intégrer votre formation. Cette démarche est possible mais encadrée : elle ne s’effectue pas directement sur la plateforme nationale, et chaque établissement applique ses propres modalités. Ce guide vous présente la procédure officielle, les délais à respecter et les documents à préparer pour juillet 2026.

    Réponse directe : Pour demander une année de césure après Mon Master en 2026, acceptez définitivement la proposition de la phase principale (entre le 3 et le 16 juin 2026), puis contactez directement l’établissement pour soumettre votre demande écrite. La césure n’est pas un droit automatique — elle doit être approuvée par le responsable de formation et donne lieu à la signature d’une convention.

    Qu’est-ce que la césure dans le cadre de Mon Master ?

    La césure est une période d’interruption temporaire des études supérieures, pendant laquelle l’étudiant garde son statut d’étudiant tout en menant un projet personnel, professionnel ou international. Elle est encadrée par le Code de l’éducation (article R612-36-3) et par la circulaire du MESR.

    Dans le cadre de Mon Master, la césure est spécifiquement organisée pour les étudiants qui ont accepté une proposition en phase principale. Elle leur permet de reporter leur entrée en M1 d’un an, tout en conservant leur place dans la formation pour l’année suivante. Cette garantie de réintégration est la différence principale entre une césure formalisée et un simple abandon de dossier.

    Le calendrier clé de juin-juillet 2026

    Les dates cruciales pour une demande de césure en M1 à la rentrée 2026 sont les suivantes :

    Date Étape
    3-16 juin 2026 Résultats de la phase principale Mon Master — acceptation définitive de la proposition
    Dès acceptation Contact de l’établissement pour signaler l’intention de césure
    Juillet 2026 Dépôt de la lettre de motivation et instruction du dossier par l’établissement
    Avant la rentrée Signature de la convention de césure entre l’étudiant et l’établissement
    Septembre 2027 Réintégration en M1 pour l’année universitaire 2027-2028

    Attention : pour être éligible à la demande de césure en M1, vous devez impérativement avoir été sélectionné lors de la phase principale de Mon Master (résultats entre le 3 et le 16 juin 2026). Les candidats issus de la phase complémentaire ne sont généralement pas éligibles à la césure en première inscription.

    La procédure étape par étape

    Contrairement à la candidature initiale qui s’effectue sur monmaster.gouv.fr, la demande de césure ne se fait pas sur la plateforme nationale. Elle est traitée directement par l’établissement d’accueil.

    Étape 1 : accepter définitivement la proposition sur Mon Master

    Avant toute chose, confirmez votre acceptation sur la plateforme monmaster.gouv.fr dans les délais impartis. Ne renoncez pas à la proposition en espérant la retrouver après — une fois refusée ou expirée, la place peut ne plus être disponible. C’est l’acceptation définitive qui déclenche votre droit à demander une césure.

    Étape 2 : identifier le référent césure de l’établissement

    Chaque université désigne un responsable pédagogique ou un service de scolarité pour traiter les demandes de césure. Cette information figure généralement sur le site web de la composante (UFR, département, Institut). En cas de doute, contactez directement le secrétariat pédagogique du master par e-mail en mentionnant votre nom, votre numéro INE et la formation concernée.

    Étape 3 : soumettre la demande écrite

    La demande prend la forme d’une lettre de motivation adressée au responsable de la formation. Elle doit être envoyée dans les délais fixés par l’établissement — généralement avant fin juillet pour les formations à rentrée de septembre. Certaines universités disposent d’un formulaire dédié téléchargeable sur leur site.

    Étape 4 : attendre la décision et signer la convention

    La décision appartient au responsable de la formation. Si la demande est acceptée, une convention de césure est signée entre vous et l’établissement. Ce document précise la durée de la césure (généralement une année universitaire), les modalités de réintégration et les conditions de maintien du statut étudiant. Sans convention signée, la césure n’est pas officielle.

    Que mettre dans la lettre de motivation de césure ?

    La lettre de motivation est l’élément central de votre dossier. Elle doit convaincre le responsable de formation que votre projet de césure est sérieux et cohérent avec vos objectifs académiques ou professionnels. Voici les éléments attendus :

    • L’objet précis du projet : stage en entreprise, service civique, volontariat à l’étranger, projet entrepreneurial, projet artistique, engagement associatif. Plus le projet est concret et daté, plus la demande est recevable.
    • Le lien avec votre formation : expliquez en quoi cette expérience enrichira votre parcours en master. Une césure pour un stage en cabinet d’avocats avant un master droit des affaires est plus facilement acceptée qu’une pause non justifiée.
    • La durée et les dates prévisionnelles : indiquez précisément la période de césure envisagée (ex. : d’octobre 2026 à août 2027) et la date de reprise envisagée.
    • Les engagements que vous prenez : confirmer votre intention de vous réinscrire, maintenir le contact avec le responsable pédagogique, fournir un bilan de fin de césure si requis.
    Bon à savoir : la Sorbonne Nouvelle et plusieurs universités proposent des informations détaillées sur la procédure de césure en licence et master. Consultez le site de votre université en priorité.

    Conditions et droits pendant la césure

    Pendant votre année de césure, vous conservez votre statut d’étudiant à condition d’être formellement inscrit en césure auprès de votre établissement. Ce statut vous garantit :

    • L’accès à la sécurité sociale étudiante (affiliation à la CPAM)
    • La possibilité de conserver votre bourse si le CROUS l’accepte — à vérifier impérativement avec votre service des bourses
    • L’accès aux infrastructures universitaires (bibliothèques universitaires, messagerie académique)
    • La garantie de réintégration dans votre formation à la fin de la césure

    En revanche, vous ne suivez pas de cours et vous n’obtenez pas de crédits ECTS pendant la césure. Certaines universités demandent un rapport de césure à la reprise, d’autres organisent un entretien de bilan.

    Si vous envisagez une mobilité internationale pendant votre césure, notez que la procédure Erasmus+ ne s’applique pas aux périodes de césure — elle est réservée aux étudiants inscrits en formation. Consultez le site officiel d’Erasmus+ pour connaître les conditions d’éligibilité et les appels à candidatures 2026-2027.

    Quels risques si la césure est refusée ?

    La césure n’est pas un droit automatique. Un refus est possible. Dans ce cas, deux options s’offrent à vous :

    1. Intégrer la formation à la rentrée prévue : votre acceptation sur Mon Master reste valable. Vous entrez en M1 en septembre 2026 comme prévu.
    2. Renoncer à la proposition et tenter de se réinscrire l’année suivante : attention, cette option est risquée. Si vous renoncez à votre place, vous devrez recommencer la procédure Mon Master en 2027 sans aucune garantie d’être réadmis dans la même formation.

    Si la formation qui vous a été proposée manque de places pour accorder des césures, ou si votre projet n’est pas jugé suffisamment sérieux, vous pouvez demander un entretien avec le responsable pédagogique pour discuter des conditions. Un refus initial n’est pas toujours définitif.

    Pour les étudiants qui n’ont pas obtenu de place en phase principale et qui envisagent une pause avant la phase complémentaire, les informations sur les recours sont disponibles auprès du secrétariat pédagogique de votre formation cible.

    Questions fréquentes

    Peut-on demander une césure sur monmaster.gouv.fr directement ?

    Non. La plateforme Mon Master ne gère pas les demandes de césure. Elle collecte uniquement les candidatures et les acceptations. La demande de césure se fait directement auprès de l’établissement d’accueil après avoir accepté définitivement la proposition sur la plateforme.

    La césure est-elle possible en M2 également ?

    Oui, la césure peut être demandée à l’entrée du M1 ou à l’entrée du M2, selon les règles de l’établissement. La procédure est similaire : demande écrite adressée au responsable de formation, signature d’une convention. La plateforme Mon Master n’intervient que pour la phase de candidature en M1.

    Une césure peut-elle durer plus d’un an ?

    Non en règle générale. La durée standard d’une césure est d’une année universitaire. Une prolongation peut exceptionnellement être accordée par l’établissement, mais elle reste rare et doit être justifiée. Certaines universités limitent la césure à un seul semestre.

    La bourse est-elle maintenue pendant la césure ?

    Pas automatiquement. Le maintien de la bourse pendant la césure dépend du CROUS et de la nature de votre projet. Si vous effectuez un stage rémunéré, la bourse peut être suspendue. Contactez votre CROUS dès que votre demande de césure est approuvée pour évaluer l’impact sur vos droits.

    Peut-on travailler à temps plein pendant une césure ?

    Oui. La césure vous permet de travailler, effectuer un stage ou créer une entreprise tout en conservant votre statut étudiant. Il n’y a pas de limitation légale sur les revenus perçus pendant la césure, mais certaines conventions de césure peuvent préciser les activités autorisées.

    Que se passe-t-il si je ne me réinscris pas après la césure ?

    Si vous ne vous réinscrivez pas à l’issue de la césure, vous perdez votre place dans la formation et vous devez recommencer la procédure Mon Master l’année suivante sans garantie d’admission. La convention de césure engage votre intention de reprendre — lisez-la attentivement avant de signer.

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