Que faire si le mémoire est rejeté par le système anti-plagiat ? (2026)

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Que faire si le mémoire est rejeté par le système anti-plagiat ? (2026)

Recevoir un signalement d’anti-plagiat avec un taux de similarité jugé trop élevé est une expérience déstabilisante. Pourtant, dans la grande majorité des cas, ce n’est pas la fin. Un mémoire rejeté par le système anti-plagiat est avant tout un signal de correction, pas une condamnation automatique. Les logiciels comme Compilatio et Turnitin mesurent la similarité textuelle, pas le plagiat intentionnel — une nuance que vos directeurs et jurys connaissent parfaitement.

Ce guide vous explique comment lire le rapport, corriger efficacement votre mémoire et suivre la procédure de ressoumission dans les universités françaises.

Réponse directe : Si votre mémoire est rejeté pour taux de similarité élevé, lisez le rapport détaillé pour identifier les passages problématiques, reformulez ou citez correctement les sources détectées, puis ressoumettez selon la procédure de votre université. Un taux au-dessus de 10-15 % n’est pas automatiquement synonyme de plagiat — le rapport doit être interprété en contexte.

Comprendre le rapport anti-plagiat

Avant toute chose, téléchargez et lisez attentivement le rapport détaillé généré par Compilatio ou Turnitin. Ce rapport ne se résume pas à un chiffre global — il identifie les sources détectées, les passages correspondants et leur proportion dans votre texte.

Les trois types de correspondances détectées

  • Correspondances directes : phrases identiques ou quasi-identiques à une source connue. C’est la catégorie la plus problématique si elle n’est pas entre guillemets et sourcée.
  • Paraphrases proches : reformulations insuffisantes qui restent trop proches de la formulation originale. Souvent involontaires.
  • Auto-plagiat : réutilisation de vos propres travaux antérieurs (un rapport de stage, un devoir de L3) sans le mentionner. Toujours signaler ces réutilisations.

Ce que le taux global ne dit pas

Un taux de 20 % peut être parfaitement acceptable si les 20 % correspondent à des citations correctement formattées entre guillemets. Un taux de 8 % peut être problématique si ces 8 % sont constitués de copier-coller non sourcés de travaux académiques. La lecture qualitative du rapport est indispensable.

Les seuils par université française

Les seuils de similarité acceptables varient significativement selon les établissements. Voici les données les plus récentes disponibles :

Université Seuil d’alerte Logiciel utilisé Procédure en cas de dépassement
Paris 1 Panthéon-Sorbonne 5 % Compilatio Renvoi en correction
Sciences Po Paris 10 % Turnitin Analyse par le directeur
Université Toulouse 1 Capitole 15 % Compilatio Renvoi en correction + avertissement
Paris-Saclay 10-15 % Compilatio Analyse qualitative obligatoire
Universités de Lyon 10 % Compilatio / Turnitin Renvoi ou commission disciplinaire

Source : règlements d’études 2024-2025. Vérifiez le règlement spécifique de votre formation.

Faux positifs : quand la similarité n’est pas du plagiat

La majorité des signalements à taux élevé dans les mémoires de master sont des faux positifs ou des situations facilement régularisables :

La bibliographie et les citations correctes

Les logiciels de détection identifient aussi les citations correctement placées entre guillemets et les références bibliographiques. Certains logiciels permettent d’exclure la bibliographie du calcul du taux — vérifiez si c’est le cas dans votre rapport. Si ce n’est pas possible, expliquez-le à votre directeur qui saura interpréter le résultat.

Le langage technique et les formules standard

En droit, en médecine, en droit des affaires, certaines formulations sont nécessairement identiques d’un texte à l’autre. Les articles de loi cités, les définitions officielles, les acronymes d’organismes — tout cela génère des correspondances qui ne sont pas du plagiat.

Les consignes et gabarits institutionnels

Si votre mémoire utilise une page de garde, un résumé ou une structure fournis par votre université, ces éléments peuvent être détectés dans les corpus de référence du logiciel.

Comment corriger un taux trop élevé

Une fois les passages problématiques identifiés dans le rapport, voici la méthode de correction la plus efficace :

1. Distinguer les passages à citer des passages à reformuler

Pour chaque passage signalé, posez-vous la question : est-ce une idée que vous souhaitez attribuer à un auteur spécifique, ou est-ce une idée que vous avez intégrée à votre propre raisonnement ? Si c’est la première option, mettez entre guillemets et ajoutez une référence. Si c’est la seconde, reformulez en profondeur.

2. Reformuler en profondeur (pas seulement remplacer des synonymes)

La reformulation superficielle (remplacer des mots par des synonymes) est facilement détectée par les logiciels modernes. Une vraie reformulation implique de reconstruire la phrase à partir de la compréhension de l’idée, pas du texte source. Commencez par éloigner votre regard du texte original, puis écrivez l’idée avec vos propres mots.

3. Vérifier les sections les plus denses en citations

L’introduction et la revue de littérature sont statistiquement les sections les plus à risque. Vérifiez que chaque paragraphe de revue de littérature contient bien votre propre analyse et mise en perspective, et pas seulement un résumé des travaux existants.

4. Utiliser un outil de vérification préalable

Des outils comme Tesify Anti-Plagiat permettent de vérifier votre mémoire avant la soumission officielle, afin d’identifier les points de friction et de les corriger en amont. C’est un investissement de temps minime pour éviter un rejet de dernière minute.

La procédure de ressoumission

Une fois les corrections effectuées, la procédure de ressoumission varie selon les établissements mais suit généralement ce schéma :

  1. Informer votre directeur de mémoire des corrections apportées et demander sa validation avant la ressoumission officielle.
  2. Contacter la scolarité ou le service compétent pour signaler votre intention de resoumettre et obtenir les modalités techniques (délai accordé, portail de dépôt, format du document).
  3. Déposer le document corrigé avec une note d’accompagnement récapitulant les principales modifications apportées.
  4. Conserver le rapport original et le rapport corrigé pour démontrer la progression de votre taux de similarité.
Important : La plupart des universités n’accordent qu’une ou deux chances de ressoumission. Ne resoumettez qu’une fois que vous êtes certain que les corrections sont complètes. Un deuxième dépassement du seuil peut déclencher une procédure disciplinaire, même si le plagiat n’était pas intentionnel.

Quand y a-t-il vraiment risque de sanction disciplinaire ?

Le risque de sanction disciplinaire sérieuse (avertissement, exclusion temporaire, nullité du diplôme) est réservé aux cas de plagiat intentionnel et documenté :

  • Copie-coller étendue d’un mémoire d’un autre étudiant ou d’une publication académique sans attribution
  • Achat de mémoire ou de travaux universitaires
  • Récidive après un premier avertissement
  • Tentative de manipulation du document (changement de police pour masquer les correspondances, insertion de caractères invisibles)

Si votre situation relève d’un oubli de citation, d’une mauvaise reformulation ou d’une méconnaissance des normes — et non d’une intention frauduleuse — il est peu probable que vous fassiez l’objet d’une procédure disciplinaire si vous corrigez rapidement et de bonne foi.

FAQ

Mon directeur voit-il le rapport anti-plagiat avant moi ?

Dans la majorité des établissements, le rapport est accessible simultanément à l’étudiant et au directeur via le portail institutionnel (Moodle, ENT, plateforme de dépôt). Dans certaines universités, le directeur le voit en premier. Renseignez-vous auprès de votre scolarité pour connaître l’ordre d’accès et éviter d’être pris de court.

Puis-je demander une analyse humaine plutôt qu’automatique ?

Oui. La décision finale sur le plagiat appartient toujours à un humain — votre directeur, le jury ou une commission disciplinaire. Le logiciel fournit un signalement, pas un verdict. Vous avez le droit de demander que l’interprétation qualitative de votre rapport soit prise en compte, notamment si le taux élevé est dû à des citations correctement formattées ou à du vocabulaire technique inévitable.

Le rapport anti-plagiat d’un mémoire de master est-il conservé par l’université ?

Oui. Les rapports sont généralement conservés dans la base de données de l’établissement pendant plusieurs années, et certains mémoires soumis (en particulier ceux déposés dans les archives institutionnelles) entrent dans le corpus de référence des logiciels. Cela signifie que si un étudiant futur copie votre mémoire, ce sera détecté.

Un taux de 0 % est-il suspect ?

Pas nécessairement, mais un taux de 0 % dans un mémoire comportant une revue de littérature peut indiquer que les sources citées ne sont pas indexées dans la base du logiciel (sources rares, documents non numérisés, publications étrangères peu diffusées). Il ne s’agit pas d’un problème en soi — mais certains directeurs peuvent s’en étonner si le corpus bibliographique utilisé est très classique.

Peut-on utiliser l’IA pour corriger un taux de similarité trop élevé ?

Oui, des outils d’IA comme Tesify peuvent aider à reformuler les passages trop proches des sources tout en préservant le sens et le niveau académique. Cependant, veillez à ce que la reformulation reste votre travail intellectuel — l’IA doit être un support à votre rédaction, pas un substitut. Déclarez l’usage de l’IA si votre université le demande.

Vérifiez votre mémoire avant de le soumettre

Évitez la mauvaise surprise du rejet anti-plagiat en utilisant Tesify Anti-Plagiat pour analyser votre mémoire avant la soumission officielle. Tesify identifie les passages à risque et vous propose des reformulations académiquement solides.

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