,

Faire un glossaire et une liste d’abréviations dans un mémoire 2026

Avatar de tesify.team@gmail.com
Faire un glossaire et une liste d’abréviations dans un mémoire 2026

Comment faire un glossaire et une liste d’abréviations dans un mémoire 2026

Remettre un mémoire de master sans glossaire ni liste des abréviations, c’est forcer le jury à chercher lui-même le sens de chaque sigle ou terme technique rencontré dans votre texte. Résultat : une lecture laborieuse et une première impression en demi-teinte. Pourtant, ces deux sections figurent parmi les plus rapides à produire — à condition de connaître les règles de placement, de format et de typographie en vigueur dans les universités françaises en 2026.

Ce guide pratique détaille, étape par étape, comment constituer et positionner chacune de ces deux listes. Il s’applique aussi bien à un mémoire de M1 qu’à un mémoire de M2 dans des disciplines aussi variées que les sciences humaines, la gestion, le droit ou les sciences de l’éducation — les normes de structure restant largement communes à toutes ces filières.

Réponse rapide : La liste des abréviations se place dans les pages liminaires, après la table des matières et avant la liste des tableaux. Le glossaire vient juste après, toujours en pages liminaires. Les deux listes sont classées par ordre alphabétique et paginées en chiffres romains. Elles sont distinctes : ne mélangez jamais sigles et termes techniques dans une même section.

Glossaire vs liste des abréviations : deux sections distinctes

Avant de rédiger, il est essentiel de comprendre que ces deux listes ne jouent pas le même rôle et ne doivent jamais être fusionnées en une seule section. Les confondre est l’erreur la plus répandue chez les étudiants de master.

Section Contenu Exemple
Liste des abréviations Sigles, acronymes et formes contractées utilisés dans le texte IA — Intelligence artificielle
Glossaire Termes techniques, concepts spécialisés, mots étrangers définis Triangulation — Technique consistant à croiser plusieurs sources de données pour renforcer la validité des résultats.

La règle de base : si vous expliquez un raccourci d’écriture, c’est la liste des abréviations. Si vous définissez un concept ou un mot technique, c’est le glossaire. Selon les guides méthodologiques de plusieurs universités françaises (notamment l’Université Paris Nanterre et l’Université Paul Valéry Montpellier 3), ces deux listes occupent chacune une page distincte dans les pages liminaires.

Vidéo : différencier la table des sigles et le glossaire dans un travail académique, avec conseils pratiques de mise en page.

Étape 1 — Déterminer le placement dans la structure du mémoire

Dans un mémoire de master français, les pages liminaires s’organisent selon un ordre conventionnel que la grande majorité des directeurs de mémoire et des jurys attendent. Respecter cet ordre évite les questions inutiles en soutenance sur la forme.

  1. Page de couverture (titre, auteur, directeur, UFR, année)
  2. Page de remerciements
  3. Résumé (français + anglais)
  4. Sommaire ou table des matières
  5. Liste des abréviations (numérotée en chiffres romains)
  6. Liste des tableaux et des figures
  7. Glossaire (numérotée en chiffres romains)
  8. Introduction

Ce placement a une logique fonctionnelle : le lecteur parcourt la table des matières pour avoir une vue d’ensemble, puis rencontre immédiatement la liste des abréviations avant de plonger dans le corps du texte. Le glossaire, plus long, vient juste avant l’introduction afin d’armer le lecteur de tous les concepts clés dès les premières lignes de votre développement.

Certains directeurs de mémoire, notamment en sciences humaines, préfèrent que le glossaire figure en annexe. Consultez votre guide pédagogique d’UFR ou demandez explicitement à votre directeur avant de figer la structure. Pour tout ce qui touche à la structure des sections liminaires, y compris la question des annexes et de leur organisation dans le mémoire, assurez-vous de bien lire les consignes de votre établissement.

Étape 2 — Constituer et formater la liste des abréviations

Quelles abréviations inclure ?

N’incluez que les abréviations qui apparaissent au moins deux fois dans votre mémoire. Une abréviation utilisée une seule fois n’a pas besoin de figurer dans la liste : vous pouvez simplement en expliquer la signification dans une note de bas de page ou entre parenthèses dans le corps du texte.

Trois types d’abréviations méritent d’être listés :

  • Sigles : formés des initiales de chaque mot (ex. : ONU, CNRS, UFR)
  • Acronymes : sigles qui se prononcent comme un mot (ex. : UNESCO, CAPES, SIDA)
  • Abréviations classiques : formes contractées d’un mot (ex. : cf. pour confer, ibid. pour ibidem, op. cit.)

Les abréviations universellement connues comme etc., p. (page) ou vs n’ont généralement pas besoin d’être listées sauf si votre discipline leur donne un sens spécifique.

Règle de la première occurrence dans le texte

Quel que soit le nombre d’occurrences, la première fois qu’un terme abrégé apparaît dans le corps du texte, vous devez écrire le terme complet suivi de l’abréviation entre parenthèses :

« Les entretiens ont été analysés à l’aide d’une analyse thématique de contenu (ATC), méthode couramment utilisée en sciences humaines… »

À partir de la deuxième occurrence, vous pouvez utiliser l’abréviation seule (ATC). Cette règle est valable même si vous avez une liste des abréviations en pages liminaires : les deux sont complémentaires.

Format de la liste

Présentez votre liste sous forme de tableau à deux colonnes ou sous forme de liste simple, en respectant les principes suivants :

  • Ordre alphabétique strict : classez selon la première lettre de l’abréviation (A avant B, etc.)
  • Abréviation en colonne gauche, signification complète en colonne droite
  • Majuscules cohérentes : si le sigle est en majuscules dans le texte, il l’est aussi dans la liste
  • Pas de définition dans cette liste : uniquement la forme développée du sigle ou de l’acronyme

Exemple de présentation :

Abréviation Forme développée
APA American Psychological Association
ATC Analyse thématique de contenu
CNRS Centre national de la recherche scientifique
IA Intelligence artificielle
M2 Master deuxième année (Master 2)

Étape 3 — Constituer et formater le glossaire

Quand un glossaire est-il nécessaire ?

Le glossaire n’est pas obligatoire dans tous les mémoires. Il devient utile, voire indispensable, dans trois situations :

  • Votre mémoire mobilise un vocabulaire disciplinaire dense (psychologie clinique, droit, biologie moléculaire, etc.)
  • Vous utilisez des termes empruntés à une autre langue (anglicismes managériaux, concepts philosophiques allemands, etc.)
  • Vous construisez un cadre théorique original qui réinterprète des concepts existants

Si vous n’avez que deux ou trois termes à définir, des notes de bas de page suffisent et évitent d’alourdir la structure du mémoire. Pour aller plus loin sur la présentation des données dans votre mémoire, consultez aussi notre guide sur comment présenter les résultats d’un mémoire avec des tableaux et des figures.

Comment rédiger les entrées du glossaire

Chaque entrée doit être concise, précise et rédigée dans un registre académique. Voici la structure recommandée :

  1. Terme en gras (ou en italique pour les mots étrangers), suivi d’un tiret cadratin (—) ou d’un deux-points
  2. Définition courte (2 à 5 lignes maximum), sans jargon supplémentaire non défini
  3. Source entre parenthèses si la définition est tirée d’un auteur ou d’un ouvrage de référence

Exemple d’entrée bien rédigée :

Triangulation — Technique méthodologique consistant à croiser plusieurs sources de données, plusieurs méthodes de collecte ou plusieurs chercheurs afin de renforcer la validité interne des résultats d’une étude qualitative. (Denzin, 1978 ; Flick, 2017)

Classez les entrées par ordre alphabétique. Comme pour la liste des abréviations, la pagination utilise des chiffres romains. Le titre de la page est simplement « Glossaire » (sans numéro de chapitre, sans style de titre de niveau 1 si la mise en forme est distincte des chapitres).

Tableau à deux colonnes vs liste simple

Les deux formats sont acceptables. Le tableau est préférable pour les glossaires contenant plus de dix entrées : il facilite la lecture en délimitant clairement le terme de sa définition. La liste simple (terme en gras, tiret, définition) convient mieux aux glossaires courts de cinq à dix entrées. Choisissez le format cohérent avec la présentation générale de votre mémoire — si vous avez choisi des tableaux pour présenter vos annexes et leurs contenus, conservez ce format dans le glossaire aussi.

Étape 4 — Respecter les règles typographiques françaises

La typographie des abréviations en français diffère de celle de l’anglais. Plusieurs règles sont propres à la norme française et doivent être respectées dans un mémoire soumis à une université francophone.

Point abréviatif

  • Si l’abréviation est formée des premières lettres du mot, elle prend un point : tél. (téléphone), chap. (chapitre), réf. (référence)
  • Si l’abréviation se termine par la dernière lettre du mot, elle ne prend pas de point : M (Monsieur), Dr (Docteur), St (Saint)
  • Les sigles et acronymes (tout en majuscules) ne prennent pas de point entre les lettres : CNRS et non C.N.R.S.

Majuscules et accents

En français, les majuscules prennent les accents : ÉTAT, ÉCOLE, ÉTUDE. Cette règle s’applique aussi aux sigles si les lettres sont issues de mots accentués. Les traitements de texte modernes (Word, LibreOffice) ne corrigent pas automatiquement ce point : vérifiez-le manuellement.

Espacement avant les signes de ponctuation

En typographie française, une espace insécable précède les signes de ponctuation doubles ( : ; ! ? ). Dans Word, elle s’insère avec Ctrl+Maj+Espace. C’est un détail qui différencie un mémoire soigné d’un rendu bâclé.

Pour approfondir la question des normes de citation et du nombre de références à inclure, voir aussi notre article sur combien de références bibliographiques un mémoire de master doit contenir.

Étape 5 — Générer automatiquement dans Word ou LibreOffice

Constituer manuellement un glossaire ou une liste d’abréviations est parfaitement faisable pour un mémoire de moins de cent pages. Pour des mémoires plus longs ou des projets en collaboration, les traitements de texte offrent des fonctionnalités partiellement automatisées.

Dans Microsoft Word

  1. Liste des abréviations manuelle : Word ne génère pas automatiquement une liste des abréviations. Créez un tableau à deux colonnes, saisissez les entrées au fil de la rédaction, puis triez-les par ordre alphabétique via Tableau → Trier.
  2. Glossaire via les styles personnalisés : appliquez un style personnalisé (ex. : « GlossaireTerme ») à chaque terme défini dans le corps du texte. Vous pouvez ensuite générer une table des matières personnalisée qui recense uniquement ces styles.
  3. Renvois et signets : insérez des signets sur chaque terme du glossaire (Insertion → Signet), puis créez des renvois hypertextes depuis les occurrences dans le texte (Insertion → Renvoi → Signet). Le lecteur numérique peut ainsi naviguer directement vers la définition.

Dans LibreOffice Writer

LibreOffice intègre une fonctionnalité native de glossaire automatique accessible via Outils → Glossaire. Elle permet d’enregistrer des termes et leurs définitions, puis de les insérer automatiquement lors de la frappe. Cela reste cependant limité à une aide à la saisie : la liste finale doit être construite et formatée manuellement.

En LaTeX

Pour les mémoires rédigés en LaTeX (fréquent en mathématiques, physique et informatique), les packages glossaries et acronym gèrent automatiquement la génération, le tri alphabétique et les renvois. La commande makeglossaries compile la liste à partir des définitions dispersées dans le code source.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Fusionner glossaire et liste des abréviations : les jurys remarquent cette confusion et l’interprètent comme un manque de rigueur méthodologique.
  • Inclure toutes les abréviations de la langue française (etc., p., ) : ne listez que celles spécifiques à votre mémoire.
  • Ne pas introduire les abréviations dans le texte : même avec une liste liminaire, la règle de la première occurrence reste obligatoire dans le corps du texte.
  • Oublier la pagination en chiffres romains : les pages liminaires se paginent différemment du corps du texte. Un mémoire où la liste des abréviations porte un numéro arabe interrompt la numérotation du corps et peut poser des problèmes lors du dépôt PDF sur une archive ouverte comme DUMAS (CCSD-CNRS), qui contrôle la conformité du fichier.
  • Classer les entrées dans l’ordre d’apparition au lieu de l’ordre alphabétique : le lecteur qui cherche un terme doit pouvoir le retrouver comme dans un dictionnaire.
  • Définitions trop longues dans le glossaire : une entrée de glossaire n’est pas un développement théorique. Si vous avez besoin de plus de cinq lignes, l’explication appartient au corps du texte, dans le chapitre de cadrage théorique.

Ces points touchent directement à la qualité formelle du mémoire, qui est évaluée par le jury au même titre que le fond. Si vous vous posez des questions sur la structure générale de votre travail, notre guide sur comment rédiger l’introduction d’un mémoire de master et notre article sur comment rédiger la discussion d’un mémoire de master apportent des réponses concrètes sur les autres sections clés.

FAQ

Où placer la liste des abréviations dans un mémoire ?

La liste des abréviations se place dans les pages liminaires, après la table des matières et avant la liste des tableaux et des figures. Elle est numérotée en chiffres romains. Sa position doit être indiquée dans le sommaire.

Où placer le glossaire dans un mémoire ?

Le glossaire se place dans les pages liminaires, après la liste des abréviations (et éventuellement après la liste des tableaux et figures), juste avant l’introduction. Certains directeurs de mémoire le demandent en annexe : vérifiez le guide de votre UFR.

Quelle est la différence entre glossaire et liste des abréviations ?

La liste des abréviations répertorie les formes contractées (sigles, acronymes) et indique leur développé. Le glossaire définit des termes techniques ou spécialisés avec une courte explication. Ces deux sections sont distinctes et ne doivent jamais être fusionnées.

Faut-il un glossaire dans tous les mémoires ?

Non. Le glossaire n’est obligatoire que si le mémoire contient de nombreux termes techniques ou des mots issus d’une autre langue nécessitant une définition. Pour seulement deux ou trois termes, une note de bas de page suffit.

Doit-on écrire les abréviations en toutes lettres dans le texte aussi ?

Oui. À la première occurrence dans le corps du texte, écrivez le terme complet suivi de l’abréviation entre parenthèses — ex. : Intelligence artificielle (IA). Vous pouvez ensuite utiliser l’abréviation seule. Cette règle s’applique même si vous avez une liste des abréviations en pages liminaires.

Comment trier les entrées du glossaire et de la liste des abréviations ?

Les deux listes doivent être classées par ordre alphabétique, selon la première lettre de l’abréviation (pour la liste des abréviations) ou du terme (pour le glossaire). Dans Word, utilisez la fonction Trier du menu Tableau pour automatiser ce classement.

Gagnez du temps sur la mise en forme de votre mémoire

Tesify vous accompagne à chaque étape de la rédaction de votre mémoire : structure, paraphrase académique, vérification anti-plagiat et mise en forme finale. Essayez gratuitement et consacrez votre énergie à ce qui compte — votre argumentation.

Essayer Tesify gratuitement

Rédige ton mémoire avec l’IA

Éditeur intelligent, bibliographie automatique en APA, MLA et Chicago, et vérification anti-plagiat. Plus de 9 000 étudiants terminent leur mémoire deux fois plus vite avec Tesify. Inscription gratuite, sans carte bancaire.

Commence gratuitement avec Tesify

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *